Bill : ... 'lut
Une autre séance de terminée. Et où en sommes-nous? Au point de départ. Depuis son arrivée au centre, ce jeune Kaulitz ne m'a presque pas parlé. Difficile pour moi, psychologue, de faire mon travail. Comment suis-je sensé l'aider dans ce cas-ci? Tout ce que je sais, c'est qu'il nous a été amené par les médecins deux mois plus tôt pour tentative de suicide. La cause? J'essaie encore de la trouver.
Voilà un mois et demi que j'ai commencé à le rencontrer à tous les jours, pour une séance de trente minutes à chaque fois. La première fois, il est entré timidement dans mon bureau, la tête baissée. Il a prit place sur une des chaises devant mon bureau, puis il a lentement relevé la tête. Je me souviens très bien de cette rencontre. Comment oublier son regard? Vous savez, un de ces regards vides, comme si le corps était là mais que l'âme était ailleurs? Enfin, bref. Il me faisait pitié. Il semblait terriblement déprimé. Normal pour quelqu'un qui a tenté de se suicider, vous me direz. Mais il y avait dans ses yeux un autre sentiment que je ne saurais vous décrire. Une lueur dans son regard qui vous aurait glacé le sang. J'avais terriblement envie de savoir ce qui le mettait dans cet état et surtout de l'aider.
À chaque fois, je lui pose des questions, je lui fais passer quelques tests, j'essaie de discuter avec lui... Mais c'est toujours sans succès, ou presque. Il est muet sur son passé. On dirait qu'il ne veut plus y penser, ou bien qu'il a tout simplement oublié les évènements. La seule chose sur laquelle il veut bien discuter, c'est la musique. Je l'ai découvert un après-midi, alors qu'une chanson de rock passait à la radio. J'allais l'éteindre, mais Bill m'a demandé de la laisser jouer. Ensuite, j'ai entamé la conversation en lui parlant du morceau, et puis de la musique en général. À mon grand étonnement, il a participé au dialogue.
Bon, la journée de travail est terminée, c'est l'heure de me changer les idées. En plus, c'est le week-end qui commence. Je retourne enfin à ma maison après une longue semaine passée au CAPB (Le Centre d'Aide Psychologique de Berlin) – car oui, tout le personnel et les patients dorment ici. J'ai hâte d'y être. Hier au téléphone, Andreas m'a dit qu'il me préparait une surprise. Je dois avouer que ça m'intrigue.
Ah, je viens de me rappeler que je dois voir mes parents dimanche. C'est l'anniversaire de ma mère. Même mon frère Evan sera là. Et je dois dire que c'est rare. Je n'ai pas très envie d'y aller, même si c'est pour maman que je le fais. À chaque fois, il y a un malaise qui s'installe entre mes parents et nous – moi et Andreas. Ils n'ont pas très bien accepté le fait que je sois gay. Même si ça remonte à mes seize ans – il y a dix ans – c'est immanquable, ils trouvent toujours le moyen de nous mettre mal à l'aise.
On dirait un adolescent perturbé qui parle. Ça me fait rire. Faut croire que j'ai gardé mon c½ur d'adolescent. Mais je reste tout de même sérieux par rapport à mon travail. C'est important. Si je ne le faisais pas, ça serait du grand n'importe quoi avec les patients. Certains préfèrent par contre l'approche amicale, n'aimant pas l'ambiance sérieuse des séances. Mais l'important reste de savoir s'adapter.
Déjà dix-sept heures! Le temps passe vite quand on réfléchit. Si ça continue, je vais être en retard à la maison. J'avais dit à Andreas que je serais là à vingt heures... et je dois calculer une demi-heure de voiture pour m'y rendre. Vite, vite! Les valises! J'ai tellement hâte de voir mon amour. Une semaine, c'est long. Surtout quand l'on est seul, sans sa moitié.
Je prends ma valise puis je me dirige vers la porte. Je sonne, même si je sais très bien que ma clé est dans ma poche. Je veux qu'Andy vienne m'ouvrir. Que voulez-vous, incorrigible romantique... C'est vrai; y a-t-il quelque chose de romantique dans le fait d'ouvrir une porte avec sa clé? Ça enlève l'élément de surprise, parce que, bien évidemment, je suis le seul à avoir une clé... Donc, je disais, j'attends qu'Andreas vienne m'ouvrir. Après quelques secondes, j'entends des pas venant vers moi. Puis, la porte s'ouvre, me laissant voir un Andy terriblement sexy dans sa chemise blanche ajustée et son pantalon noir. Ma-gni-fique! J'entre sans me faire prier dans la maison, lançant presque ma valise à l'intérieur. Puis, instinctivement, je me jette dans les bras du charmant jeune homme devant moi.
Comme je suis bien avec lui! Nos lèvres viennent se sceller dans un long baiser passionné. Chacun veut se montrer comment l'autre lui a manqué. Ce soir, comme à tous les vendredis, c'est en quelque sorte des retrouvailles. Nous nous séparons quelques minutes plus tard pour se diriger vers la salle à manger.
Wow. La table est magnifique. Il s'est donné du mal, c'est évident. Comme il est mignon. Je souris, le regardant dans les yeux, puis je l'embrasse une nouvelle fois. Il se sépare quelques secondes après, me disant de m'asseoir.
Aidan : Est-ce que t'as besoin d'aide?
Andreas : Non, toi tu restes ici. Je vais te servir.
Clin d'½il. Il est tout simplement mignon et drôle quand il fait ça; il n'est pas tout à fait capable de faire un clin d'½il, et donc à chaque fois ça me fait sourire. Je crois que ça le rend encore plus charmant.
Mon amour part à la cuisine, me laissant seul à cette jolie table. Il a sorti nos plus belles assiettes, mis nos ustensiles les plus brillants, déposé de belles serviettes vert pomme à chaque place et, finalement, il a acheté des fleurs qu'il a déposées dans un vase au centre de la table. Charmant. Je vous ai déjà dit qu'il était parfait? Sérieusement, je ne peux pas demander mieux comme copain. Il fait bien à manger, il est mignon, intelligent avec ça et en plus il est divinement bon au lit. Tout simplement de quoi faire rêver chacun... mais il est à moi – rires.
Le voilà. Il arrive, deux assiettes bien garnies à la main. Mmm, des pâtes comme je les aimes; sauce crémeuse aux champignons, saupoudrées de ciboulette. Le repas s'annonce fantastique.
Enfin, le voilà. Torse nu cette fois-ci. Mmm, joli. Curieusement, il n'a absolument rien dans les mains. Il s'approche de mon oreille, puis il vient y murmurer une phrase qui à elle seule me fait presque bander : «Ce soir, c'est moi le dessert.» Mmm... J'adore quand il fait ça.
_______________Salut à toutes / tous =)
_______________Alors voilà, c'était le premier chapitre de cette fiction.
_______________Ça peut sembler joyeux comparé au résumé & au prologue,
_______________Mais vous verrez, le bonheur ne durera pas éternellement ;o)
_______________Sinon, dans le prochain chapitre : point de vue de Bill.
_______________Petite précision: Chaque chapitre sera un point de vue, d'Aidan ou de Bill.
_______________( Ils seront alternés à chaque suite )
_______________On se revoit au prochain article !
_______________BiisOus =3
_______________J'oubliais : J'ai un petit sondage à faire...
_______________Est-ce que vous voulez des lemons Aidan x Andreas ?
_________________________© Arisa_*
© Alex Evans