Bi-bi-bi-bip. Bi-bi-bi-bip. (Réveil-matin)
Aidan : Mmhghfhh.
Andreas : Mmm ?
Aidan : Hum, non, rien, rendors-toi mon c½ur. J'ai juste oublié d'éteindre le réveil hier soir.
Andreas : Mm, tu sais que je n'arrive pas à me rendormir quand je suis réveillé... Viens plutôt ici.
Andreas est tellement mignon lorsqu'il dort, il a l'air si paisible, si bien. C'est presque à contrec½ur de venir briser un si beau moment de calme que je vais passer, tout doucement, mes doigts dans ses cheveux blonds décolorés – ce qui ne semble pas le perturber dans son sommeil. Je laisse alors dévier ma main sur sa tempe, sa joue, son menton, puis, avec une infime douceur, je laisse mes doigts caresser ses lèvres si douces. J'approche mon visage du sien, et je pose mes lèvres sur les siennes avec la malicieuse intention de le réveiller. Je sens une main se poser contre ma hanche, et une bouche répondre à mon baiser.
Il est réveillé – et n'a pas l'air de vouloir se rendormir bientôt à voir comment notre baiser s'intensifie. Je m'appuie légèrement contre ses épaules et vient me placer sur lui. Pendant que je m'occupe d'inonder son cou de baisers et, quelques fois, de petits coups de langue, lui en profite pour enrouler une jambe, puis deux, autour de ma taille. Je remonte à sa bouche assez vite, déjà en manque de ses lèvres si délicieuses.
Ses mains se perdent dans mes cheveux puis dans mon cou, tandis que les miennes se baladent allègrement entre son torse et ses fesses. Andreas commence à bouger son bassin lentement – très lentement. C'en est presque désagréable tellement c'est bon mais lent, ou c'est tout simplement moi qui suis trop impatient. Je commence à mon tour à bouger, un peu plus rapidement. Andy, qui était en train de mordiller ma lèvre inférieure, ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit gémissement des plus excitants.
Je me relève lentement, et les jambes d'Andreas, qui étaient enroulées autour de ma taille, l'obligent à se relever lui aussi. Nous sommes tous deux agenouillés l'un devant l'autre, ma langue tout contre la sienne, et mes mains qui s'accrochent à son cou et à son visage tandis que les siennes se promènent entre le bas de mon dos et mes fesses, me tirant un peu plus vers lui. Andy glisse un doigt entre l'élastique de mon boxer et ma peau, et moi, je souris à travers notre baiser langoureux.
Je ne saurais expliquer comment, mais en quelques secondes seulement, mon boxer se retrouve à l'autre bout de la pièce. Celui d'Andy ne met pas beaucoup de temps avant de le rattraper, évidemment. Les lèvres de mon amour me quittent pour aller rejoindre mon cou, puis ma poitrine où ses dents viennent mordiller la peau qui s'y trouve, me faisant soupirer en rejetant la tête vers l'arrière.
Sa langue glisse entre mes abdos jusqu'à mon nombril, où elle en retrace le contour. Puis elle redescend. Lentement, elle se rapproche de ma virilité qui se dresse de plus en plus. Andy vient poser ses lèvres à son sommet, et je ne peux retenir un petit gémissement. Sa langue qui effleure doucement mon sexe me rend fou. Cette agréable torture ne fait que m'exciter davantage, et je pense bien que c'est ce qu'il voulait faire.
Lorsque je sens sa bouche entourer mon sexe et sa langue glisser tout autour, ma tête bascule vers l'arrière et je gémis. Andreas débute une série de vas-et-viens terriblement bons, et je me cambre un peu plus en murmurant son nom. Je glisse ma main dans ses cheveux, et il relève légèrement la tête pour me regarder droit dans les yeux avec un petit sourire malicieux. Ce n'est que quelques secondes plus tard que je comprends la raison de ce sourire – il stoppe ses mouvements et remonte vers mon visage pour m'embrasser, ce qui est frustrant et délicieux à la fois.
Tandis qu'il mordille ma lèvre inférieure, mes mains trouvent refuge dans le bas de son dos et j'en profite pour l'allonger contre le matelas. C'est à mon tour de me séparer de sa bouche et de glisser doucement vers son bas-ventre. Lorsque j'arrive au niveau de sa virilité, je passe sans m'attarder, en me contentant d'y donner un petit coup de langue qui le fait hoqueter de plaisir. J'arrive à ses cuisses où mes mains s'activent à caresser la peau douce d'Andy, et où mes lèvres déposent quelques baisers ici et là.
Je le sens trépigner d'impatience sous moi, et je continue de le faire languir. Un autre coup de langue au sommet de son sexe – au moment même où il semblait s'être résigné – le fait encore une fois gémir. Je glisse doucement vers la base de sa virilité, puis plus bas, encore plus bas. Lorsque j'arrive près de son entrée, que j'humidifie l'un de mes doigts et que je la frôle en un mouvement précis, Andy se cambre et en demande davantage. Je reproduis le même mouvement, en m'attardant cette fois-ci un peu plus longtemps contre lui.
Andreas commence à bouger son bassin, essayant de prolonger le contact. Quelques secondes plus tard, je retire mon doigt, ce qui le fait grogner, et moi je souris devant sa petite mine boudeuse si craquante. Je lui fais un clin d'½il avant d'embrasser l'intérieur de ses cuisses tout en me rapprochant de l'endroit où ma main s'affairait l'instant d'avant. Quand ma langue effleure enfin son entrée, il frissonne, et ma main vient se poser tout naturellement sur son sexe. Mes doigts montent et descendent sur sa virilité au rythme où ma langue glisse en lui.
Le voir comme ça, la tête renversée vers l'arrière, les doigts crispés sur les draps, se cambrant, gémissant et murmurant mon prénom, tout ça commence à me donner chaud. Je me retire lentement, cessant mes mouvements progressivement et remontant à son visage l'embrasser longuement tout en le relevant. De nouveau agenouillés face à face, un éclair d'envie traverse nos yeux au même moment. Je lui souris, dépose un baiser furtif sur ses lèvres et attrape ses hanches pour le soulever légèrement tout en l'appuyant sur le mur derrière le lit.
Toujours agenouillé, je niche ma tête dans son cou où je viens déposer quelques baisers, tandis que mes hanches donnent un léger coup de rein, m'enfonçant doucement en lui. Je ferme mes yeux, savourant ce plaisir si enivrant, et mes dents mordillent faiblement la peau du cou d'Andreas. Je sens ses bras se resserrer autour de mes épaules, et deux mains avides s'approprier ma nuque et le haut de mon dos. Quand je donne un deuxième coup de rein, un peu plus rapide, un peu plus énergique et un peu plus excitant, ses ongles viennent se planter là où ses mains me caressaient il y a quelques secondes et j'entends mon prénom murmuré.
Je commence de lents mouvements de bassin, et ma tête quitte le cou d'Andreas pour venir capturer ses lèvres. Elles me manquaient. J'adore la sensation particulière que je ressens lorsque je l'embrasse. Et tout autant le fait d'être collé à lui, partageant bien plus que nos corps... C'est à chaque fois un sentiment indescriptible qui s'empare de moi. Depuis toujours, de grands noms ont essayé d'élucider le mystère de l'amour. Mais si, au-delà des apparences complexes, l'amour n'était seulement que ce sentiment indescriptible qui m'est si familier ? Ressentir ce trouble si agréable lorsque mes yeux l'aperçoivent, lorsque j'entends sa voix mélodieuse au loin, lorsque j'effleure sa peau du bout des doigts, lorsque je frissonne de plaisir au seul contact de ses lèvres... Et si l'amour était quelque chose d'aussi simple, d'aussi naturel ? J'aurais la conviction que je suis totalement et éperdument amoureux d'Andreas – ce qui est le cas, j'en suis maintenant sûr et certain.
J'accélère mes vas-et-viens, je laisse mes mains agripper la peau de son dos et je gémis en même temps que lui dans notre baiser. Le souffle court, l'esprit épris, je décale mes lèvres pour aller les approcher de son oreille et y murmurer des « je t'aime » parfois entrecoupés par un soupir de bonheur. Nous sommes dans notre petite bulle de bien-être, et rien au monde ne pourrait nous y soustraire en ce moment si parfait. Sa tête qui bascule de nouveau vers l'arrière lorsque mes hanches me poussent un peu plus en lui, ses lèvres qui murmurent mon nom, son cou si délicieux que ma bouche remplit de baisers alternés de petits coups de langue... Non, rien ne pourrait venir nous enlever ce bonheur-là.
Mais à vrai dire, je n'ai vraiment aucune envie de quitter les bras d'Andreas pour une autre semaine sans lui. La journée que j'ai passée avec lui ne semble pas du tout suffisante à combler le temps que j'ai besoin de le voir. Non, vraiment pas. C'est comme si ces années passées à travailler à ce rythme-là – une semaine au Centre, un week-end à la maison – s'étaient accumulées pour me montrer combien d'occasions d'être avec Andy j'ai manquées. C'est comme si tout ce temps-là, j'avais besoin de le rattraper maintenant. Comme si tout ce qui était autour n'avait plus vraiment d'importance.
Je n'ai pas envie de repartir au Centre – sans lui. Maintenant, toujours blotti dans ses bras accueillants, la tête contre son c½ur et les mains sur ses hanches, je me dis qu'une journée de congé serait bien méritée. Mes patients peuvent bien se passer de moi durant un jour, non ? Et puis, ça ne serait pas la première fois que je m'absente. C'est une solution envisageable. Je suis peut-être égoïste de vouloir faire ça, mais je me dis qu'il est temps que je pense un peu à moi. Ces derniers jours m'ont bien fait réfléchir à ce à quoi je tenais le plus, et aussi au fait que je devais en profiter, mais aussi en prendre soin.
Je sens Andy bouger sous moi – il doit être en train de se réveiller. Comme de fait, je sens ses bras se resserrer autour de moi, et il vient déposer un baiser sur ma tête. Je pense que l'idée d'une journée de congé ne déplairait pas à lui non plus. Avec ses horaires, on aurait pas mal de temps pour nous sans que ça ne l'empêche d'aller travailler. Contrairement à moi.
Mon sourire s'étire et je vais le rejoindre en essayant tant bien que mal de ne pas nuire à la préparation du repas. Malgré mes efforts, je ne suis pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un bon cuisinier – ce qui ne m'empêche pas de tenir compagnie à Andreas. Et de le déconcentrer en venant l'enlacer de derrière, ni de le retourner pour l'embrasser fougueusement.
Une odeur de légumes trop cuits nous ramène à l'ordre, et nous rigolons en nous relevant du plancher où nous étions – maladroitement ou bien volontairement, tout dépend du point de vue – tombés l'un sur l'autre.
Nous retrouvons les soirées que nous passions ensemble avant que je ne commence à travailler au centre, et par le fait même, la légèreté et le bonheur qui semblait s'être estompé dernièrement. Nous retrouvons le même amour simple et sans équivoque qui nous entourait – et qui restera, quoi qu'il arrive dorénavant.
_______________ Salut à toutes :)
_______________ J'ai remarqué que j'ai un peu changé de style d'écriture, inconsciemment...
_______________ Mais j'espère que ça vous plait toujours ^^
_______________ Chapitre plutôt -très- guimauve; je me suis emportée on dirait XD
_______________ Est-ce que mon lemon était bien?
_______________ C'était un peu différent de tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant...
_______________ Je voulais essayer de nouvelles choses,
_______________ Mais aussi ne pas tomber dans le ''répétitif''
_______________ Parce qu'à force d'écrire et de lire des lemons,
_______________ Je trouve de plus en plus difficile de créer quelque chose d'original...
_______________ Si je ne porte pas trop attention, je tombe toujours dans le même ''pattern''
_______________ Et ça vient ennuyant de toujours lire les mêmes actions, autant pour vous que pour moi!
_______________ Alors voilà, j'espère que c'était à la hauteur de ce que vous vous attendiez ^-^
_______________ On se revoit au prochain chapitre (:
_______________ Bisous =3
_________________________© Arisa_*
© Alex Evans
*Du nouveau sur Arisa-x (29.12.08) ツ

