À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 13

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[ Aidan ]

Bi-bi-bi-bip. Bi-bi-bi-bip. (Réveil-matin)

Aidan : Mmhghfhh.
Andreas : Mmm ?
Aidan : Hum, non, rien, rendors-toi mon c½ur. J'ai juste oublié d'éteindre le réveil hier soir.
Andreas : Mm, tu sais que je n'arrive pas à me rendormir quand je suis réveillé... Viens plutôt ici.

Il m'ouvre ses bas et je ne me fais pas prier pour aller me blottir entre eux, ni pour venir accoter mon front contre le sien. Nous nous regardons quelques instants, les yeux dans les yeux, communiquant silencieusement. C'est fou comme un regard à lui seul peut dévoiler une panoplie d'émotions. Maintenant, ce que je lis dans les jolis yeux brillants d'Andy pourrait ressembler à un mélange d'amour et de soulagement – on a tous les deux eu peur hier, par ma faute, mais heureusement, tout est réglé. Il vient me voler un court baiser tandis que je me blottis encore un peu plus dans ses bras. Peu de temps après, j'aperçois les yeux d'Andreas se fermer tout doucement, et il s'endort aussitôt. Lui qui disait qu'il n'arrivait pas à se rendormir... Je souris à cette pensée et part le rejoindre dans un sommeil léger.

* * *

Je ne saurais dire quelle heure il est, mais je sais que je suis toujours allongé dans notre lit avec Andreas. Un petit coup d'½il au réveil-matin me confirme qu'il est passé midi. Heureusement que c'est dimanche – d'un autre côté, je ne vois pas comment j'aurais été à la maison un autre jour que le week-end! –, quoique ça veuille aussi dire qu'il ne me reste que quelques heures à passer avec mon amour. C'est dans ces moments-là que je songe sérieusement à mes motivations concernant mon travail...

Andreas est tellement mignon lorsqu'il dort, il a l'air si paisible, si bien. C'est presque à contrec½ur de venir briser un si beau moment de calme que je vais passer, tout doucement, mes doigts dans ses cheveux blonds décolorés – ce qui ne semble pas le perturber dans son sommeil. Je laisse alors dévier ma main sur sa tempe, sa joue, son menton, puis, avec une infime douceur, je laisse mes doigts caresser ses lèvres si douces. J'approche mon visage du sien, et je pose mes lèvres sur les siennes avec la malicieuse intention de le réveiller. Je sens une main se poser contre ma hanche, et une bouche répondre à mon baiser.

Il est réveillé – et n'a pas l'air de vouloir se rendormir bientôt à voir comment notre baiser s'intensifie. Je m'appuie légèrement contre ses épaules et vient me placer sur lui. Pendant que je m'occupe d'inonder son cou de baisers et, quelques fois, de petits coups de langue, lui en profite pour enrouler une jambe, puis deux, autour de ma taille. Je remonte à sa bouche assez vite, déjà en manque de ses lèvres si délicieuses.

Ses mains se perdent dans mes cheveux puis dans mon cou, tandis que les miennes se baladent allègrement entre son torse et ses fesses. Andreas commence à bouger son bassin lentement – très lentement. C'en est presque désagréable tellement c'est bon mais lent, ou c'est tout simplement moi qui suis trop impatient. Je commence à mon tour à bouger, un peu plus rapidement. Andy, qui était en train de mordiller ma lèvre inférieure, ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit gémissement des plus excitants.

Je me relève lentement, et les jambes d'Andreas, qui étaient enroulées autour de ma taille, l'obligent à se relever lui aussi. Nous sommes tous deux agenouillés l'un devant l'autre, ma langue tout contre la sienne, et mes mains qui s'accrochent à son cou et à son visage tandis que les siennes se promènent entre le bas de mon dos et mes fesses, me tirant un peu plus vers lui. Andy glisse un doigt entre l'élastique de mon boxer et ma peau, et moi, je souris à travers notre baiser langoureux.

Je ne saurais expliquer comment, mais en quelques secondes seulement, mon boxer se retrouve à l'autre bout de la pièce. Celui d'Andy ne met pas beaucoup de temps avant de le rattraper, évidemment. Les lèvres de mon amour me quittent pour aller rejoindre mon cou, puis ma poitrine où ses dents viennent mordiller la peau qui s'y trouve, me faisant soupirer en rejetant la tête vers l'arrière.

Sa langue glisse entre mes abdos jusqu'à mon nombril, où elle en retrace le contour. Puis elle redescend. Lentement, elle se rapproche de ma virilité qui se dresse de plus en plus. Andy vient poser ses lèvres à son sommet, et je ne peux retenir un petit gémissement. Sa langue qui effleure doucement mon sexe me rend fou. Cette agréable torture ne fait que m'exciter davantage, et je pense bien que c'est ce qu'il voulait faire.

Lorsque je sens sa bouche entourer mon sexe et sa langue glisser tout autour, ma tête bascule vers l'arrière et je gémis. Andreas débute une série de vas-et-viens terriblement bons, et je me cambre un peu plus en murmurant son nom. Je glisse ma main dans ses cheveux, et il relève légèrement la tête pour me regarder droit dans les yeux avec un petit sourire malicieux. Ce n'est que quelques secondes plus tard que je comprends la raison de ce sourire – il stoppe ses mouvements et remonte vers mon visage pour m'embrasser, ce qui est frustrant et délicieux à la fois.

Tandis qu'il mordille ma lèvre inférieure, mes mains trouvent refuge dans le bas de son dos et j'en profite pour l'allonger contre le matelas. C'est à mon tour de me séparer de sa bouche et de glisser doucement vers son bas-ventre. Lorsque j'arrive au niveau de sa virilité, je passe sans m'attarder, en me contentant d'y donner un petit coup de langue qui le fait hoqueter de plaisir. J'arrive à ses cuisses où mes mains s'activent à caresser la peau douce d'Andy, et où mes lèvres déposent quelques baisers ici et là.

Je le sens trépigner d'impatience sous moi, et je continue de le faire languir. Un autre coup de langue au sommet de son sexe – au moment même où il semblait s'être résigné – le fait encore une fois gémir. Je glisse doucement vers la base de sa virilité, puis plus bas, encore plus bas. Lorsque j'arrive près de son entrée, que j'humidifie l'un de mes doigts et que je la frôle en un mouvement précis, Andy se cambre et en demande davantage. Je reproduis le même mouvement, en m'attardant cette fois-ci un peu plus longtemps contre lui.

Andreas commence à bouger son bassin, essayant de prolonger le contact. Quelques secondes plus tard, je retire mon doigt, ce qui le fait grogner, et moi je souris devant sa petite mine boudeuse si craquante. Je lui fais un clin d'½il avant d'embrasser l'intérieur de ses cuisses tout en me rapprochant de l'endroit où ma main s'affairait l'instant d'avant. Quand ma langue effleure enfin son entrée, il frissonne, et ma main vient se poser tout naturellement sur son sexe. Mes doigts montent et descendent sur sa virilité au rythme où ma langue glisse en lui.

Le voir comme ça, la tête renversée vers l'arrière, les doigts crispés sur les draps, se cambrant, gémissant et murmurant mon prénom, tout ça commence à me donner chaud. Je me retire lentement, cessant mes mouvements progressivement et remontant à son visage l'embrasser longuement tout en le relevant. De nouveau agenouillés face à face, un éclair d'envie traverse nos yeux au même moment. Je lui souris, dépose un baiser furtif sur ses lèvres et attrape ses hanches pour le soulever légèrement tout en l'appuyant sur le mur derrière le lit.

Toujours agenouillé, je niche ma tête dans son cou où je viens déposer quelques baisers, tandis que mes hanches donnent un léger coup de rein, m'enfonçant doucement en lui. Je ferme mes yeux, savourant ce plaisir si enivrant, et mes dents mordillent faiblement la peau du cou d'Andreas. Je sens ses bras se resserrer autour de mes épaules, et deux mains avides s'approprier ma nuque et le haut de mon dos. Quand je donne un deuxième coup de rein, un peu plus rapide, un peu plus énergique et un peu plus excitant, ses ongles viennent se planter là où ses mains me caressaient il y a quelques secondes et j'entends mon prénom murmuré.

Je commence de lents mouvements de bassin, et ma tête quitte le cou d'Andreas pour venir capturer ses lèvres. Elles me manquaient. J'adore la sensation particulière que je ressens lorsque je l'embrasse. Et tout autant le fait d'être collé à lui, partageant bien plus que nos corps... C'est à chaque fois un sentiment indescriptible qui s'empare de moi. Depuis toujours, de grands noms ont essayé d'élucider le mystère de l'amour. Mais si, au-delà des apparences complexes, l'amour n'était seulement que ce sentiment indescriptible qui m'est si familier ? Ressentir ce trouble si agréable lorsque mes yeux l'aperçoivent, lorsque j'entends sa voix mélodieuse au loin, lorsque j'effleure sa peau du bout des doigts, lorsque je frissonne de plaisir au seul contact de ses lèvres... Et si l'amour était quelque chose d'aussi simple, d'aussi naturel ? J'aurais la conviction que je suis totalement et éperdument amoureux d'Andreas – ce qui est le cas, j'en suis maintenant sûr et certain.

J'accélère mes vas-et-viens, je laisse mes mains agripper la peau de son dos et je gémis en même temps que lui dans notre baiser. Le souffle court, l'esprit épris, je décale mes lèvres pour aller les approcher de son oreille et y murmurer des « je t'aime » parfois entrecoupés par un soupir de bonheur. Nous sommes dans notre petite bulle de bien-être, et rien au monde ne pourrait nous y soustraire en ce moment si parfait. Sa tête qui bascule de nouveau vers l'arrière lorsque mes hanches me poussent un peu plus en lui, ses lèvres qui murmurent mon nom, son cou si délicieux que ma bouche remplit de baisers alternés de petits coups de langue... Non, rien ne pourrait venir nous enlever ce bonheur-là.


* * *

Il est seize heures, et, normalement, je devrais songer à réemballer mes affaires pour la semaine, puis à partir vers dix-huit heures. C'est mon horaire du dimanche, nécessaire à ce que je n'arrive pas en retard à ma réunion du soir – le directeur nous rencontre avant chaque nouvelle semaine, ou à la fin de chacune, dépendant du point de vue, pour discuter des points importants. Tous les employés de même niveau sont rencontrés en même temps. Stagiaires y compris ; ce qui fait que j'anticipe cette rencontre.

Mais à vrai dire, je n'ai vraiment aucune envie de quitter les bras d'Andreas pour une autre semaine sans lui. La journée que j'ai passée avec lui ne semble pas du tout suffisante à combler le temps que j'ai besoin de le voir. Non, vraiment pas. C'est comme si ces années passées à travailler à ce rythme-là – une semaine au Centre, un week-end à la maison – s'étaient accumulées pour me montrer combien d'occasions d'être avec Andy j'ai manquées. C'est comme si tout ce temps-là, j'avais besoin de le rattraper maintenant. Comme si tout ce qui était autour n'avait plus vraiment d'importance.

Je n'ai pas envie de repartir au Centre – sans lui. Maintenant, toujours blotti dans ses bras accueillants, la tête contre son c½ur et les mains sur ses hanches, je me dis qu'une journée de congé serait bien méritée. Mes patients peuvent bien se passer de moi durant un jour, non ? Et puis, ça ne serait pas la première fois que je m'absente. C'est une solution envisageable. Je suis peut-être égoïste de vouloir faire ça, mais je me dis qu'il est temps que je pense un peu à moi. Ces derniers jours m'ont bien fait réfléchir à ce à quoi je tenais le plus, et aussi au fait que je devais en profiter, mais aussi en prendre soin.

Je sens Andy bouger sous moi – il doit être en train de se réveiller. Comme de fait, je sens ses bras se resserrer autour de moi, et il vient déposer un baiser sur ma tête. Je pense que l'idée d'une journée de congé ne déplairait pas à lui non plus. Avec ses horaires, on aurait pas mal de temps pour nous sans que ça ne l'empêche d'aller travailler. Contrairement à moi.

* * *

Voilà, tout est réglé. Je suis malheureusement malade et je ne peux pas me rendre au boulot – c'est la version que j'ai servie à mon supérieur, bien entendu je vais très bien et je me réjouis de cette journée de plus à passer avec mon amour. J'ai d'ailleurs eu du mal à convaincre Andreas de l'efficacité de mon plan, lui qui disait que si je me faisais prendre, ça n'irait pas très bien pour moi. Mais maintenant que c'est réglé, il ne s'en plaint pas! Je souris en y repensant, et Andy, qui m'observait de la cuisine, me lance un regard interrogateur.

Mon sourire s'étire et je vais le rejoindre en essayant tant bien que mal de ne pas nuire à la préparation du repas. Malgré mes efforts, je ne suis pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un bon cuisinier – ce qui ne m'empêche pas de tenir compagnie à Andreas. Et de le déconcentrer en venant l'enlacer de derrière, ni de le retourner pour l'embrasser fougueusement.

Une odeur de légumes trop cuits nous ramène à l'ordre, et nous rigolons en nous relevant du plancher où nous étions – maladroitement ou bien volontairement, tout dépend du point de vue – tombés l'un sur l'autre.

Nous retrouvons les soirées que nous passions ensemble avant que je ne commence à travailler au centre, et par le fait même, la légèreté et le bonheur qui semblait s'être estompé dernièrement. Nous retrouvons le même amour simple et sans équivoque qui nous entourait – et qui restera, quoi qu'il arrive dorénavant.


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_______________ Salut à toutes :)
_______________ J'ai remarqué que j'ai un peu changé de style d'écriture, inconsciemment...
_______________ Mais j'espère que ça vous plait toujours ^^
_______________ Chapitre plutôt -très- guimauve; je me suis emportée on dirait XD
_______________ Est-ce que mon lemon était bien?
_______________ C'était un peu différent de tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant...
_______________ Je voulais essayer de nouvelles choses,
_______________ Mais aussi ne pas tomber dans le ''répétitif''
_______________ Parce qu'à force d'écrire et de lire des lemons,
_______________ Je trouve de plus en plus difficile de créer quelque chose d'original...
_______________ Si je ne porte pas trop attention, je tombe toujours dans le même ''pattern''
_______________ Et ça vient ennuyant de toujours lire les mêmes actions, autant pour vous que pour moi!
_______________ Alors voilà, j'espère que c'était à la hauteur de ce que vous vous attendiez ^-^
_______________ On se revoit au prochain chapitre (:
_______________ Bisous =3
_________________________© Arisa_*

Image: Aidan
© Alex Evans

*Du nouveau sur Arisa-x (29.12.08) ツ

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 16:25

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:46

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 14

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[ Bill ]

... : Bill.

Je me réveille en sursaut, encore une fois. Cette voix... Cette voix, c'était celle de Tom. Qui m'appelait. C'était comme si il était juste à côté de moi, comme s'il avait murmuré mon nom à mon oreille. Pourquoi, ces derniers temps, je ressens toujours cela? Cette... présence. Chaque fois que je dors, il vient hanter mes rêves. Et même lorsque je suis éveillé, j'ai l'impression de ne pas être seul. Je sais, je sais, ce n'est que mon imagination. Mais c'est tout de même déroutant.

... : Bill.

Est-ce que... Est-ce que je viens vraiment d'entendre mon nom? Est-ce que ce que je pense vient vraiment de se produire? Non, bien sûr que non. Ça doit être Mai qui m'appelle de la porte. Oui, c'est ça.

Je me lève de mon lit et part en direction de la porte. Je l'ouvre sans hésitation, mais lorsque je m'aperçois qu'il n'y a personne, je la referme lentement, la tête baissée, et je m'adosse contre elle. Et je me laisse glisser vers le plancher. Assis par terre, j'essaie de trouver une explication rationnelle à cela.

... : Bill.

Non, non, ce n'est pas possible. Pas. Possible. Il n'y a personne dans cette pièce, et un bruit anodin me fait imaginer des choses. C'est facile de confondre un bruit avec un autre. Ça arrive ces choses-là. Oui, c'est d'ailleurs ce qui vient d'arriver. J'ai confondu un bruit qui venait probablement de l'extérieur avec un murmure.

... : Bill.

Ma respiration s'accélère. Ma tête vient se poser dans mes mains et ces dernières viennent cacher mes yeux dans un mouvement nerveux. Non. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas lui.

... : Bill.

Non. Tom est mort il y a deux ans. Sous mes yeux. J'étais là quand ils ont annoncé son décès.

... : Bill.

Tom. Est. Mort.

... : Bill.
Bill : Non!
... : Bill.
Bill : Non! Non. Non...

Je sanglote, et mes épaules se soulèvent rapidement, au même rythme que ma respiration saccadée. Comment en suis-je arrivé là? Je me lève rapidement, passe à la salle de bain pour me préparer à sortir le plus rapidement possible – j'ai besoin de sortir de cette pièce – et m'habille des premiers vêtements qui me tombent sous la main.

Je quitte enfin ma chambre, et arpente le couloir d'un pas nerveux. Je fais plusieurs détours, et en fait, je ne vais nulle part. Je me contente de marcher rapidement, essayant de chasser ce souvenir de mon esprit. Ce qui s'est passé un peu plus tôt doit sortir de ma tête.

Lorsque j'allais tourner le coin, j'aperçois un membre du personnel qui, visiblement, semblait me chercher. Il me salue et, sans attendre, m'annonce que le Dr Strauss n'est pas là et donc ne pourra pas me rencontrer aujourd'hui. Dire que pour une fois, j'avais quelque chose à raconter... Quoique, tout compte fait, je ne suis pas certain que je lui en aurais parlé. C'était mon imagination, et rien d'autre. Pourquoi l'alarmer avec ça, au risque qu'il m'en reparle après? Je veux l'oublier, pas me rappeler ce matin où j'ai flanché.

Avec tout ça, il va bientôt être midi. Et c'est l'heure du déjeuner. Je me rends donc à la cafétéria avec une certaine réticence; je n'ai pas envie de voir tout ce monde. Autant il fallait que je sorte de ma chambre, autant j'ai envie de rester seul. Je me demande même si je pourrai rester avec Mai ce midi. Je suis un peu trop perturbé pour tenir une conversation.

Une fois que j'ai mon plateau en main, rempli de je ne sais trop quel repas, je pars m'asseoir à ma table habituelle. Mai arrive un peu plus tard, au moment où je termine mon repas. Je lui explique rapidement que je ne me sens pas bien et que je vais aller me coucher, ce qui n'est pas totalement faux. Mais au lieu d'aller m'allonger, je sors à l'extérieur m'asseoir au banc près de l'étang.

Je réfléchis. J'essaie de m'expliquer ce qui s'est passé. Et j'essaie de trouver un moyen de l'oublier, de passer par dessus. Le temps passe, et mon problème ne semble pas vouloir se régler. Les mêmes questions reviennent sans cesse. Et moi je passe l'après-midi là, sur un banc, à sangloter par moments, à respirer furieusement à d'autres.

Tic tac. Tic tac. Tic tac. J'ai l'impression d'avoir une horloge dans le crâne. J'ai l'impression que plus j'y pense, plus j'essaie de rationaliser tout cela, plus je m'efforce de l'oublier... eh bien tout ces efforts-là ne font qu'incruster ce souvenir encore plus profondément dans ma mémoire. J'ai l'impression de devenir fou. Toutes ces images – moi, accroupi contre la porte, les mains sur les yeux à essayer de me convaincre que je n'entends rien d'anormal – ces images me reviennent sans cesse.

Je ne m'aperçois qu'il est temps de rentrer que lorsque je reçois une goutte de pluie dans le dos. Et là je vois qu'il fait presque nuit. Le ciel est sombre, et plusieurs gouttelettes viennent mouiller mes vêtements tandis que je me relève pour aller à l'intérieur.

Je passe par la cafétéria – je ne m'étais même pas rendu compte que mon ventre criait famine – et attrape quelque chose à me mettre sous la dent. Assis bien confortablement à ma table, je prends le temps de manger tranquillement. Je profite du fait que la cafétéria soit (merci complicated-loves-yaoi ;) vide. Je profite de cet instant seul et plutôt paisible.

* * *

... : Bill.

Je me fige à l'instant même où la porte de ma chambre se referme et où j'entends ce murmure qui m'est maintenant si familier. Pourquoi est-ce que je l'entends encore? Je veux seulement que tout cela s'arrête. Je veux être tranquille, sans bruits suspects, sans souvenirs d'un être que j'aime tant mais qui n'est plus là.

... : Bill.

Ça ne va jamais s'arrêter? Suis-je condamné à entendre mon nom de cette façon, avec sa voix, jusqu'à la fin de mes jours? Ne vais-je jamais pouvoir tout oublier et recommencer à vivre? J'en ai marre. Au début, les rêves...

... : Bill.

Au début, les rêves, c'était douloureux, mais ça me faisait du bien de le revoir. Et après un certain temps, c'est devenu une douleur habituelle, une douleur à laquelle je pouvais m'y faire, juste pour le revoir. Mais maintenant...

... : Bill.

Mais maintenant, la voix, tout...

... : Bill.

Tout ça, c'est...

... : Bill.
Bill : Tout ça c'est assez! J'en ai assez.
... : Bill.
Bill : Quoi?

Je me mets à pleurer silencieusement de nouveau.

... : Bill, écoute-moi. J'ai quelque chose à te dire.

Oh. Mon. Dieu. Moi qui pensais que cela allait s'arrêter au « Bill », voilà que j'ai une discussion avec je ne sais trop quoi. Avec une voix qui est tellement semblable à celle de Tom. Avec une voix qui me terrifie tout en m'apaisant.

... : Bill, écoute-moi. S'il-te-plait.

Plusieurs minutes passent.

Bill : Je... oh et puis merde. Oui, vas-y. Je t'écoute.

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_______________ Hello (:
_______________ Je ne sais pas si cette tournure d'histoire vous plait,
_______________ Mais moi j'ai bien aimé écrire ce chapitre!
_______________ Pour tout vous dire, hier soir, j'ai écrit 900 mots d'un coup!
_______________ Et donc presque tout le chapitre... C'était une soirée productive disons XD
_______________ Enfin bref, j'ai hâte de savoir ce que vous pensez de ce chapitre,
_______________ Mais aussi de ce qui arrive avec Bill... Qu'est-ce qui se passe d'après vous?
_______________ Ce chapitre était totalement axé sur cela,
_______________ et j'espère avoir réussi à le décrire de façon intéressante...
_______________ Voilà, je vous laisse ^^
_______________ Bisous à toutes <3
_________________________© Arisa_*

Image: Bill
© allegator




Est-ce qu'il y en a parmi vous qui lisaient Military-yaoi-th-2 et qui, comme moi, ont manqué tomber de leur chaise en voyant le blog désactivé ? Heureusement, il existe maintenant un blog où vous pourrez retrouver les fictions qui ont été désactivées sur skyrock. C'est par ici, sur secours-yaoi. Comme il est mentionné sur le blog, ça serait bien que vous fassiez de la pub à vos lecteurs pour qu'ils sachent qu'en cas de désactivation de votre blog, ils n'auront qu'à aller là! (Et donc vous comprendrez que si jamais mon blog est désactivé -ce que je n'espère pas- vous n'aurez qu'à vous rendre là. Voilà (:

# Posté le lundi 26 janvier 2009 21:45

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:47

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 15

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====Le chapitre 15 s'en vient, lentement mais sûrement. (Plus sûrement que lentement puisqu'il est maintenant presque terminé :) Ces dernières semaines à l'école ont été terribles (bon, pas tant que ça mais quand même XD), et aujourd'hui je suis vraiement contente de tomber en vacances pour une semaine ! Je devrais poster la suite bientôt, le temps que j'écrive la fin du chapitre. J'aurais aimé le faire avant, mais avec tous mes devois et la limite d'ordi à 20h30 pour la semaine dernière, c'était un peu difficile >< Mais bon, j'essaie de vous écrire ça pour le plus tôt possible =)
====Au fait, où êtes-vous passées? Les visites n'arrêtent pas de diminuer (on ne parlera pas de commentaires parce que ça fait un moment que j'ai passé de 150 à 30 ><) ... J'essaie de penser à une stratégie pub qui n'implique pas de faire des commentaires pub sur les blogs, et je suis à cours d'idées XD Mais bon, ce n'est pas le plus important et je remercie toutes celles qui liront ce message & qui sont toujours là pour me lire <3
====Voilà, bisous et à bientôt !
====Arisa_*


[ Aidan ]

Aidan : À ce soir mon amour.
Andreas : Oui. Ça fait tellement étrange de t'avoir à la maison pour une journée. Mais je suis heureux. Je suis heureux que tu sois là.
Aidan : Moi aussi je suis content d'être ici. Si je pouvais, je t'assure que je le ferais plus souvent.
Andreas : Je le sais. Allez, j'y vais. Sinon je serai en retard. Je t'aime.
Aidan : Moi aussi Andy.

Je referme la porte et le regarde partir par la fenêtre. Si moi j'ai pu prendre ma journée – et encore, mon patron me croit malade –, Andreas avait quant à lui une réunion importante. Alors je me retrouve seul pour une bonne partie de la journée.

J'en profite pour faire un peu de ménage, et pour farfouiller un peu partout. Avec deux jours par semaine ici pour presque toute l'année sans compter mes vacances, ça ne fait pas beaucoup de temps pour ça. Et il faut dire qu'habituellement, Andreas et moi sommes plutôt occupés à autre chose qu'à explorer tous les objets qui traînent dans les étagères – mais je ne m'en plains pas, au contraire.

Après avoir exploré et nettoyé la cuisine de fond en comble, je me retrouve au salon. L'étagère à CDs est ma partie préférée. Je peux passer des heures à découvrir de nouveaux artistes ou à réécouter des albums que j'aime et que je n'ai pas eu l'occasion d'écouter depuis longtemps. Avec Andy qui ramène toujours un nouveau truc, cette étagère-là se remplit vite. Et il faudrait bientôt songer à en acheter une autre.

En enlevant une pile de disques de sur l'album que je cherchais, je tombe sur quelque chose qui me semble nouveau. Pochette grise parsemée de ce qui me semble être des fausses taches de peinture, puis lettrage composé d'une photo du groupe pour écrire le nom de l'album. Zimmer 483. Particulier.

Tiens, la tête de l'un des membres me rappelle quelqu'un. Mais je n'arrive pas à trouver qui. En attendant, je glisse le CD dans le lecteur, et j'écoute les premières notes résonner dans la maison. J'aime bien monter le son quand je suis seul, et complètement me perdre dans la musique. Plutôt rock, un peu lent comme début, mais ça reste bon. C'est drôle, mais la voix aussi me rappelle quelque chose.

Pendant que la musique continue de jouer, j'ouvre le livret à la recherche des paroles. Quelques photos du groupe, une autre impression de déjà vu qui commence à m'énerver, et je trouve enfin ce que je cherche. Les textes sont bons, et les thèmes abordés également. À force de feuilleter, je tombe sur la page des remerciements, et sur celle où les membres du groupe sont présentés.

Bill Kaulitz? Sans rigoler? Oh mon dieu. C'est mon patient à ses dix-sept ans si je ne me trompe pas. Je comprends mieux maintenant pourquoi son visage et sa voix m'étaient familiers. Mais il y a quelque chose qui a changé depuis. Sur ces photos, il y a une lueur dans ses yeux... un éclat qu'il a perdu aujourd'hui. En sachant tout ce qui s'est passé dans sa vie, c'est plus que compréhensible, évidemment. Mais de voir cette lueur dans ses yeux, de voir qu'il était heureux à ce moment-là, ça me fait me sentir mal. Il a beaucoup perdu. Son frère, et en même temps son amoureux.

Ça fait étrange de le voir comme ça, sur cette pochette. En fait, c'est étrange de les voir eux, lui et son... lui et Tom. Ils ont l'air complices – on ne pourrait pas dire à première vue, mais en sachant ce qu'ils ont partagé ensemble, ça devient plus évident. Ils avaient l'air si différents au premier coup d'½il, mais lorsqu'on regarde mieux, on voit à quel point ils étaient semblables. Ça doit être terrible de perdre son frère jumeau. Et son copain.

Il y a tant de questions qui me viennent en tête avec cette nouvelle information que je viens de digérer. Mon patient qui était célèbre. Je n'aurais jamais pensé cela. Depuis qu'il est au centre, il m'a tellement semblé... éteint, que le fait qu'il ait pu être autre chose que cette personne déprimée qui se remet peu à peu à un rythme très lent me semble inconcevable. Mais en l'entendant, en voyant ces photos, je comprends un peu mieux. J'arrive à m'imaginer davantage ce que c'a pu être pour lui.

Je n'aborderai pas le sujet de sa célébrité avec lui, bien que l'envie d'en apprendre plus soit grande. Non, je ne le brusquerai pas. Je vais attendre qu'il m'en parle par lui-même, s'il le fait un jour. Je vais faire comme j'ai toujours fait avec lui, excepté que cette fois-ci, j'en sais un peu plus qu'il ne le pense.

Lorsque le CD se termine, avec une chanson qui me fait presque mal tellement les paroles viennent me rejoindre, je range le disque dans son boitier et je le remets sur l'étagère. C'est l'heure du déjeuner, et Andreas ne devrait pas tarder non plus. Je me lève et je me dirige vers la cuisine avec l'intention de préparer quelque chose pour nous deux. Lorsque je trouve une recette qui me plait, je sors tout ce dont j'ai besoin et j'entreprends la préparation de notre repas.

* * *

Andreas : Pour quelqu'un qui se disait mauvais cuisinier, tu te débrouilles plutôt bien.
Aidan : Oui, pour les trucs simples ce n'est pas si mal... Mais tu sais ce que ça donne avec quelque chose d'un peu plus compliqué, pas vrai?

Il éclate de rire avec moi, tout en se remémorant la fois où j'avais essayé une recette qui nécessitait pas mal de concentration – ce qui s'était avéré désastreux.

Aidan : Alors, ce matin, pas trop pénible le travail ?
Andreas : Non, pas trop. Mais j'avais terriblement hâte de rentrer pour te voir.
Aidan : Moi aussi, j'avais hâte que tu reviennes. Mais j'en ai profité pour fouiller dans l'étagère à disques.
Andreas : Et puis ?
Aidan : Je... J'ai fait une découverte assez troublante, je dirais.
Andreas : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Aidan : Tu sais, Tokio Hotel, le groupe dont tu m'avais parlé ?
Andreas : Oui.
Aidan : J'ai écouté leur album ce matin. Et j'ai découvert que le chanteur... Il s'agit de l'un de mes patients.
Andreas : Vraiment ?
Aidan : Oui, vraiment. Ça m'a fait tellement étrange. Mais j'ai compris certaines choses.
Andreas : J'imagine, ce n'est pas tous les jours que tu apprends qu'un patient était célèbre.
Aidan : Exactement. Mais assez discuté de mon travail. Surtout que je dois partir ce soir.
Andreas : Tiens, pendant que tu en parles, j'ai une surprise pour toi. Si tu veux et si c'est possible, bien sûr.
Aidan : Je ne doute pas que je vais être d'accord, et je suis certain qu'on peut s'arranger.

Je lui souris, et il rigole légèrement de ma détermination.

Andreas : Tu sais, au bureau, il y a des personnes qui viennent pour leur formation cette semaine, pour apprendre le métier. Et donc, ils ont besoin de tâches à faire.
Aidan : Mm-mm, mais où est le rapport avec nous deux ?
Andreas : Eh bien les tâches qu'ils ont besoin, c'est mon travail en fait. Alors – et j'en ai parlé à mon patron – je peux prendre le reste de la semaine en congé. C'est super, non ?
Aidan : Bien sûr, une semaine pour se reposer c'est génial. Dommage que je ne puisse pas faire comme toi.
Andreas : C'est là que ma surprise, où plutôt, la partie pour laquelle tu dois me donner ton accord, entre en jeu. Je... Je me disais que, si c'était possible, je pourrais venir avec toi au Centre, et passer un peu plus de temps avec toi pendant le temps où tu n'es pas occupé avec tes patients. Qu'est-ce que tu en dis ?
Aidan : C'est une idée géniale. Et je serais vraiment heureux que tu viennes avec moi.
Andreas : Alors c'est d'accord ? Ton patron n'y verra pas d'inconvénient ?
Aidan : Non, ne t'inquiète pas. Tu viens avec moi.

Nous sourions en même temps, heureux à la perspective de passer la semaine ensemble. Nous terminons de manger tout en discutant, puis Andreas propose de profiter de cette belle journée dehors. Je le suis jusqu'à notre jardin, où une petite table et deux chaises en métal sont disposées, juste avant la piscine. Andy part s'asseoir, pensant que j'allais faire de même, mais j'en profite pour me dévêtir – en gardant mon boxer – et sauter dans l'eau. Lorsque je ressors avec une grimace – l'eau n'était pas si chaude en fin de compte – il me regarde et sourit à pleines dents, rieur devant ma mine frigorifiée.

Je grimpe par l'échelle hors de la piscine et me dirige vers Andy. Sachant ce que je m'apprête à faire, il se met à rire et recule lentement en faisant « non » de la tête. Mais il arrive rapidement à la clôture sur sa droite, et il ne peut plus s'enfuir. Tout souriant, je tends les bras vers lui et vient capturer ses lèvres en prenant soin d'appuyer tout mon corps trempé contre lui. Il rigole dans notre baiser tout en restant légèrement distant, puis il se laisse aller tout contre moi et ses bras entourent mon cou.

Je passe mes mains sous son t-shirt, le remonte lentement en laissant mes mains se promener sur son torse, puis je l'enlève complètement. Mes mains redescendent sans pour autant laisser la peau douce d'Andy, et elles viennent s'arrêter sur sa ceinture où elles s'activent à défaire la boucle. Les mains d'Andreas laissent ma nuque et viennent s'ajouter aux miennes pour aider à défaire son pantalon. Chose faite, je détache finalement ma bouche de la sienne et je l'attrape par la main.

Andreas me fait un clin d'½il et, d'un commun accord, nous partons à courir en direction de la piscine. Quand nous sautons dans l'eau au même moment, je reste encore une fois surpris que l'eau soit aussi froide. C'est l'été, non?

Nous remontons à la surface en même temps et, tout de suite après, je sens quelque chose qui me cale légèrement dans l'eau. Voyant que c'est Andreas qui s'est accroché à moi – avec l'intention de ne pas trop nager – je tente de bouger mes bras et mes jambes pour nous éviter de replonger sous l'eau.

Arrivé au rebord de la piscine, j'y accote le dos d'Andy et mes mains vont s'y tenir. Inévitablement, mes lèvres partent à la rencontre de celles de mon amour, et nous nous embrassons de nombreuses minutes comme ça, collés dans la piscine. Je sens tout à coup des gouttes d'eau sur mon visage, et je suis certain qu'il ne s'agit pas de celle dans laquelle nous baignons. Et en effet, lorsque je m'écarte légèrement d'Andreas, je constate qu'il commence à pleuvoir.

L'eau fraîche qui ruisselle sur ma peau me fait un bien fou – pas que j'avais très chaud, mais tout de même, la température semblait avoir augmenté. Andy profite de mon moment de réflexion pour replonger sous l'eau et s'éloigner à l'autre bout, souriant et profitant de la pluie tout comme moi.

Je me retourne, mais les gouttelettes d'eau se font tellement nombreuses qu'il est presque impossible de voir au-delà d'un mètre devant moi. Les gouttes de pluie frappent ardemment l'eau de la piscine, ce qui provoque des éclaboussures tout autour de moi. J'ai trop d'eau dans les yeux pour remarquer que mon amour est juste derrière moi, et lorsqu'il m'attrape par les hanches pour rapprocher ses lèvres de mon cou, je sursaute.

Mais je me laisse retourner...

* * *

Une fois sortis de la douche, bien secs, habillés et prêts à partir pour quelques jours, nous attrapons nos valises et nous nous dirigeons vers la voiture. Je démarre, et nous voilà partis pour le Centre, enthousiastes à l'idée de passer la semaine ensemble... Loin de se douter de ce qui nous attendait.

- - - - - - - - - - - - - - - >8

_______________Voilà la suite, enfin (: Je suis désolée pour le retard... (Plus de détails dans le mot que j'ai _______________posté ce matin, en haut du chapitre). Encore une fois j'espère que cette suite vous plait _______________^^ Si la dernière phrase de ce chapitre a piqué votre curiosité, il faudra attendre pour en _______________savoir plus... Mais avant ça, vous verrez le chapitre POV Bill, que certaines d'entre vous _______________attendaient impatiemment pour comprendre ce qui se passe avec lui! Bisous à toutes =3
_________________________© Arisa_*

Image: Aidan
© Alex Evans

# Posté le vendredi 27 février 2009 13:42

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:48

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 16

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[ Chapitre 14 ]
... : Bill, écoute-moi. S'il-te-plait.
Plusieurs minutes passent.
Bill : Je... oh et puis merde. Oui, vas-y. Je t'écoute.

[ Bill ]

Tout à coup, je n'entends plus rien. La voix s'est arrêtée. Il n'y a que le bruit de mon c½ur qui bat à toute allure qui retentit dans ma tête. Que se passe-t-il? Il n'y avait donc rien?

Bill : Je me parlais seul, j'inventais une voix? Hein? Où est-ce que tu es passé?

Pas de réponse. J'attends encore quelques secondes, encore plus confus qu'avant. Je passe mes mains sur mon visage, espérant me réveiller et sortir de ce mauvais rêve qu'est devenu ma vie... De plus en plus pathétique.

Bill : Où est-ce que tu es passé?

Je crie presque. Je suis énervé, et il me semble que rien ne pourrait me calmer, sauf peut-être la réapparition de cette voix. Je sais très bien que je me contredis, que tout à l'heure j'aurais tout donné pour qu'elle s'en aille, mais maintenant, je veux la réentendre. Je veux me prouver que je ne l'ai pas imaginée.

... : Bill. Calme-toi. Je suis là.
Bill : Je... Tu... Tu es là? Qu'est-ce que ça veut dire tout ça? Qui... Qui es-tu?
... : Chaque chose en son temps.

Chaque chose en son temps? Il rit de moi, non? C'est moi qui suis (merci complicated-loves-yaoi ;) sur le point de devenir fou, qui pense presque que je m'imagine des voix, et ce... cette chose me parle d'attendre. Je n'ai pas demandé à ce que ça arrive, tout ça. Alors on arrête de m'embêter avec son « chaque chose en son temps ». Pourquoi se manifester maintenant alors qu'il n'a rien à dire? Je ne comprends plus rien.

... : Calme-toi. Chaque chose en son temps. Sois patient.

Ces paroles résonnent dans ma tête. Mais qu'est-ce que ça veut dire? Je sais que je dois me calmer, mais tout ce mystère, toutes ces choses étranges, toutes ces questions sans réponses... Tout ça me rend de plus en plus nerveux. Je respire un bon coup, puis je me réessaie.

Bill : Que... Qu'est-ce que tu veux? T-tu as dit que tu as quelque chose à me dire, non?
... : Oui. Mais plus tard Bill. Plus tard.
Bill : Pourquoi? Pourquoi me faire attendre comme ça? Pourquoi me faire paniquer, me faire penser que je deviens fou? Pourquoi me faire croire que tu as quelque chose à me dire, puis me répondre ensuite que je dois patienter? Pourquoi?
... : Parce que tu n'es pas prêt. Pas encore.
Bill : Prêt à quoi?
... : ...
Bill : Prêt à quoi, hein?
... : ...

Merde. J'ai l'impression d'en savoir encore moins que tout à l'heure. Qu'est-ce qui se passe ici? Qu'est-ce qui m'arrive?

Je laisse mon corps s'allonger sur le plancher, épuisé. Lentement, je me calme. Ma respiration se fait plus régulière, moins saccadée, et mes paupières commencent à se fermer. Peu de temps après, je m'endors, devant la porte de ma chambre.

* * *

Rêve

Je suis dans une pièce sombre, mal éclairée. Un sous-sol, peut-être. Il fait froid. Le sol où je suis allongé est humide. J'essaie de me lever, mais quelque chose me retient. Je retente de me lever, et c'est la même chose qui se produit. Je suis cloué au sol. Mes mains semblent attachées à quelque chose, tout comme mes pieds. C'est ce qui m'empêche de me relever.

J'essaie de gigoter, de briser ce qui m'attache, sans succès. La peau de mes poignets brûle à force d'essayer de se déprendre. Je dois être attaché avec de la corde. La douleur est atroce. J'essaie de crier, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je panique.

Puis, tout à coup, une forte lumière blanche illumine toute la pièce. Je suis aveuglé. Lorsque la lumière commence à se faire moins forte, j'aperçois une grande silhouette. Je ne peux pas encore détailler le visage, mais je peux voir ce que je crois être deux grandes ailes. Blanches. Énormes. Magnifiques. Je suis figé sur place.

... : N'aie pas peur Bill. Lève-toi.

Ce... Cette voix! Et il semble oublier quelque chose, je suis attaché au sol. Comme pour appuyer ma pensée, je tire mon bras. Et étrangement, il bouge librement. Plus de corde. Je me lève lentement, comme il me l'a demandé. Je suis plutôt loin de lui, et c'est aussi bien. Pas que j'aie peur de lui – comment pourrais-je? – c'est seulement qu'avec toute cette ambiance curieuse, je suis un peu méfiant.

... : Bill. Approche.

Je pose lentement un pied devant l'autre, avançant peu à peu. J'arrive près de lui, je ne suis qu'à un mètre. Je peux maintenant détailler son visage sans peine. Ce visage qui m'a tant manqué. Ce qu'il est beau. Dans toute cette lumière, c'est encore plus magique. Et ne parlons pas de ses grandes ailes d'un blanc immaculé... C'est tellement irréaliste. Mais tellement agréable sur le coup. Autant je pouvais me sentir mal il y a quelques minutes, autant je me sens en sécurité maintenant.

Il me fait un petit sourire – un de ses sourires – et il n'en faut pas plus pour que je me jette dans ses bras. Je sens les siens se resserrer autour de moi, et sa tête se rapprocher. Sa bouche est tout près de mon oreille.

... : Chaque chose en son temps. Ne te torture pas à attendre. Quand tu seras prêt, tu en sauras plus.

Il embrasse ma tempe, et pouf, il disparaît. Mes bras retiennent du vide.

Fin du rêve

Je me réveille par terre, étendu de tout mon long, essayant de serrer le plancher. Encore un rêve avec Tom. Mais là c'était différent. Plus... troublant. C'était comme une suite à ce qui s'était passé juste avant. Quand je serai prêt... Quand je serai prêt. Qu'est-ce que ça signifie? Comment suis-je sensé savoir si je suis prêt sans même savoir à quoi?

Toujours ces mêmes questions qui reviennent, encore et encore. Ça commence à m'énerver. Et, à ce que j'ai cru comprendre, je suis sensé me calmer et attendre patiemment sans trop y penser. Tout le contraire de ce qui se passe avec moi en ce moment. Je devrais essayer de me rendormir, même si je ne comprends plus rien et que je ne peux pas m'empêcher d'y penser.

Je me lève doucement et pars vers mon lit. Je me glisse entre les couvertures sans me soucier du fait que je suis encore habillé. Non, dans la liste de mes préoccupations, le fait que je sois toujours habillé dans mon lit est loin d'être en tête de liste.

* * *

Mon réveil-matin me tire de mon sommeil bien trop tôt à mon avis. J'aurais aimé pouvoir dormir plus longtemps. Avec la soirée que j'ai passée, une bonne nuit de sommeil n'aurait pas fait de mal. Heureusement pour moi, je n'ai pas refait de rêve étrange et j'ai pu dormir en paix. Quoique « en paix » soit un bien grand terme... Je suis encore effrayé par ce qui s'est passé hier, et tout autant troublé.

On frappe à ma porte. Je pensais que c'était Mai, mais il s'agit d'un membre du personnel venu me chercher pour ma séance avec le Dr Strauss. C'est vrai... Je l'avais oublié celui-là. Rien qu'à penser au fait de lui parler, je panique peu à peu. Je n'ai pas du tout envie de lui expliquer ce qui m'est arrivé hier. Je sais que je n'ai qu'à ne pas aborder le sujet, mais ça me fait quand même stresser. J'aimerais tout oublier, faire comme si rien n'était arrivé. Est-ce que je peux faire ça? Disons que pour ce matin ça ira.

Je marche distraitement en arrière de la personne qui est venue me chercher, réfléchissant à comment je vais faire pour paraître calme et normal... Inspire, Bill. Expire. Et recommence. Voilà, je me calme peu à peu. Ça a toujours marché avec moi, la technique de la respiration.

À trop penser, je suis déjà arrivé au bureau du Dr Strauss, sans m'en rendre compte. Je frappe légèrement à la grande porte de bois, puis il vient m'ouvrir, souriant. J'en connais un qui a passé un bon week-end... Contrairement à moi.

Dr Strauss : Bonjour Bill.
Bill : B-bonjour.

Il me fait signe d'aller prendre un siège, ce que je fais machinalement, encore un peu tendu. Je me concentre sur ma respiration, essayant tant bien que mal de dissimuler mon malaise. Je ne m'attends pas à entendre le Dr Strauss parler, et lorsqu'il me demande si j'ai passé un bon week-end, je sursaute – autant pour la question que pour le son d'une voix humaine.

Bill : J-je, hum, c'est que... En... Oui.
Dr Strauss : Certain?
Bill : O-oui.
Dr Strauss : D'accord. Alors, Bill, de quoi veux tu parler aujourd'hui?

* * *

Je ne sais pas comment on en est venus là, mais toujours est-il que j'ai commencé à parler de Mai. Plus pour éviter de parler de mon week-end que parce qu'elle m'inquiète. En fait, son histoire avec sa s½ur ne m'inquiète pas vraiment, et je sais qu'elle fera ce qu'elle pense être la bonne chose à faire. Mais pour ma séance d'aujourd'hui, pour avoir quelque chose à dire et pour m'éviter de commencer à trop réfléchir, j'ai fait comme si ça m'inquiétait.

Je lui ai tout raconté, de notre rencontre à ses problèmes pour retrouver sa s½ur. De l'aide qu'elle m'a apportée jusqu'à cette certaine Sophia Meyer. Et le plus étrange, c'est le visage qu'a fait le Dr Strauss lorsque j'ai mentionné son nom. La connaîtrait-il? Est-ce que c'était l'une de ses patientes? Je n'en sais rien. Je ne vais pas non plus lui demander pourquoi il a cette réaction, ce n'est pas mon problème. J'en ai assez de prétendre être préoccupé par une situation qui est loin de m'inquiéter en comparaison avec mes interrogations de ce matin.

Heureusement, c'est la fin de ma séance de ce matin. Je vais pouvoir aller manger tranquillement avec Mai – en ne mentionnant pas que j'ai parlé d'elle toute la matinée ou presque – et puis je vais passer l'après-midi avec elle pour me changer les idées.

En arrivant dans ma chambre, une once de nervosité s'empare de moi. Et si ça recommençait? Après tout, c'est toujours dans ma chambre que ça se passe... Je ne sais pas vraiment ce qui m'arrive, et encore moins ce qui essaie d'entrer en contact avec moi en ayant la voix de Tom. En revanche, je sais que c'est la chose la plus étrange qui m'est arrivée. Et que ça me fait peur tout ça.

Si je me souviens bien, il a dit que je n'étais pas prêt. Prêt à quoi, je l'ignore. Mais ça veut sûrement dire qu'il ne recommencera pas de sitôt, non? C'est ce que j'espère. J'ouvre la porte, et puis, comme pour me persuader que ça ne recommencera pas, je parle. Je formule une partie de mes pensées, j'essaie de former une sorte d'avertissement. Étrange de ma part? Oui, peut-être. Mais tant que ça me rassure, c'est l'important.

Bill : É-écoute... C'est vrai, je ne suis pas prêt. Alors reste loin. Je ne veux pas que ça recommence. Je ne veux plus entendre ta voix. Je veux que tout ça s'arrête.

Pas un bruit, je pense que ça fonctionne.

... : Tu ne peux pas tout arrêter. Juste attendre. Et reporter à plus tard. Chaque chose en son temps, Bill. Mais ce n'est que le début.

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_______________ :D *sourire sadique*
_______________ Vous l'aimez la fin? XD
_______________ On n'en a pas vraiment appris sur le message qu'avait à dire ''la voix''
_______________ Parce que si je voulais mettre ce passage-là, le chapitre aurait été trop long...
_______________ Mais je vous promets que vous le saurez au chapitre 18 puisqu'il est déjà prêt ^^
_______________ On se revoit pour la suite que j'ai bien aimé écrire =J
_______________ Bisous
_______________ PS. Ce gars-là a vraiment une voix exceptionnelle! (Attendez à 1:00) ici
_________________________© Arisa_*

Image: Bill & Tom (Pas tout à fait la position durant son rêve... x) Mais bon, enlevez la main dans le pantalon de Tom (et son visage en plein orgasme xD), mettez Bill devant et voilà, ça peut ressembler à ça avec un peu d'imagination ^^)====© allegator

# Posté le mardi 03 mars 2009 23:37

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:49

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 17

┌ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ┐•À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 17•└ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ┘

[ Aidan ]

Dr Strauss : Au revoir Bill, à demain.
Bill : Oui, à demain.

Il referme la porte, et je me retrouve seul dans mon bureau jusqu'à ma prochaine séance. Ryan est absent pour la journée, il avait une formation je ne sais trop où. Tant mieux. Plus il est loin, mieux c'est, si vous voulez mon avis. Andreas, lui, dormait encore quand je suis parti travailler. Il avait prévu de passer la journée à se promener, à explorer les lieux.

Bill était un peu étrange aujourd'hui. Il m'a parlé de sa nouvelle amie durant toute la séance... C'est bien qu'il ait une amie, mais il avait l'air de parler pour parler. Pour essayer d'éviter quelque chose, peut-être. Mais le plus étrange, c'est lorsqu'il m'a parlé de la s½ur de Mai... Sophia Meyer. J'ai du réagir bizarrement, parce que Bill m'a lancé un drôle de regard.

Quand il a dit son nom, j'ai comme sursauté. J'étais sûr de l'avoir déjà entendu quelque part. Mais où? C'est ce que je n'arrive pas à me rappeler. J'essaie de penser à quel endroit, à quelle soirée j'aurais pu rencontrer une Sophia Meyer. Ça ne me revient toujours pas. Voyons... Les soirées où j'ai été récemment... Il n'y en a pas beaucoup, en fait. La dernière que je me souvienne, c'est l'anniversaire de ma mère.

L'anniversaire de ma mère! Oui, c'est ça! Sophia Meyer, c'est la copine de mon frère. Voilà... Est-ce que je devrais en parler à Mai? Je ne sais pas trop. Lors de nos rencontres, elle m'a semblé forte et déterminée malgré tout ce qui s'est passé dans sa vie. De là à décider si c'est une bonne chose de lui dire que je crois connaître sa s½ur, je suis moins certain. Je vais attendre qu'elle m'en parle d'abord, ça sera mieux.

On frappe à ma porte, ce qui me tire de mes interrogations. C'est l'heure de ma deuxième séance de la journée, avec Mai justement. Je vais voir si elle m'en parle, et si c'est le cas et qu'elle semble vouloir... contacter sa s½ur, alors là je lui en parlerai. Après tout rien ne presse, Sophia ne s'envolera pas. Et même si elle n'était plus avec mon frère, il aurait quand même son numéro. D'ailleurs, moi aussi je dois l'avoir à quelque part; nous avions échangé nos numéros de portable si je me souviens bien.

* * *

Mai : Je... je ne sais pas si je devrais essayer de la contacter. Je ne sais pas si je le veux vraiment en fait. La revoir me ferait sûrement repenser à plusieurs souvenirs que j'ai essayé d'oublier, et je ne suis pas certaine de vouloir déterrer tout ça. Mais d'un autre côté, je suis terriblement curieuse. J'ai envie de voir ce qu'elle est devenue, ce qu'elle fait, si elle a un copain... Les choses habituelles quoi.

Un copain... Si elle savait. Pour l'instant c'est mon frère Evan qui joue ce rôle. En y repensant, je me demande si ça fait de moi, en quelque sorte, le beau-frère de Mai. Je pense que oui. Et ça me fait étrange. Mais bon, passons. Peut-être qu'il ne s'agit même pas de la même Sophia!

Mai : Je pense que je vais le faire. Oui, il faut que je me lance. Je ne vais pas éternellement attendre et me demander si je dois ou si j'aurais du le faire. Je ne vais pas passer à côté d'une occasion de retrouver ma s½ur. Vous savez quoi? Je vais l'appeler après notre séance. Enfin... je vais essayer l'un des trois numéros que j'ai. Qu'en pensez-vous?
Dr Strauss : Si tu es certaine de ton choix, alors c'est la chose à faire.
Mai : Ouais. Je le suis.
Dr Strauss : Et, hum, est-ce que tu me permets d'ajouter une chose?
Mai : Oui?
Dr Strauss : Ça va te paraître étrange, mais... j'ai connu une Sophia Meyer il n'y a pas longtemps. Peut-être que ça n'a aucun lien, mais si tu veux, je pourrais demander à mon frère son numéro et te le donner.
Mai : Votre frère?
Dr Strauss : Oui, en fait la Sophia dont je te parle, c'est la copine de mon frère.
Mai : Ah. Et elle ressemblait à quoi?
Dr Strauss : Je ne me souviens plus très bien... Elle avait les cheveux bruns, longs.
Mai : Ma s½ur aussi avait les cheveux bruns. Longs. Toujours éclatants. Mais bon, c'était il y a deux ans. Et je suis bien placée pour savoir que deux ans, ça en fait des coupes de cheveux.
Dr Strauss : Bon, hum, notre séance est presque terminée. Si tu veux, j'appelle mon frère ce soir et je te donnerai le numéro de sa copine demain. Ça te va?
Mai : Parfait. À demain alors!
Dr Strauss : Oui. À demain Mai.

* * *

Je me dépêche de fermer mon bureau à clé et d'aller rejoindre Andy dans mon mini-appartement. Lorsque j'arrive, il dort encore. Normalement je ne le réveillerais pas, mais c'est bientôt l'heure du déjeuner, et s'il veut manger, il ferait mieux de se préparer maintenant.

Je m'approche lentement de lui, sans faire de bruit, essayant d'être le plus discret possible. Je m'agenouille devant mon lit où il dort paisiblement, et j'approche mon visage du sien. Je passe doucement une main dans ses cheveux, puis ma bouche ne peut pas s'empêcher d'aller goûter ses lèvres.

Quelques secondes plus tard, il semble se réveiller. Il bouge un peu, s'éloigne de moi un instant, le temps de s'étirer, puis il revient répondre à mon baiser. Il essaie de me tirer dans le lit, ce que j'aimerais faire, mais je sais très bien que ce n'est pas le moment. Alors je tire légèrement moi aussi vers le sol, et à force de forcer d'un côté et de l'autre, Andreas tombe du lit sur moi, mort de rire. Il n'y a que la couverture qui l'a suivi dans sa chute d'enroulée autour de ses hanches, et je dois avouer que la vue est agréable. Mais ce n'est pas le temps.

Je l'embrasse une dernière fois, puis je lui conseille de s'habiller s'il ne veut pas rater le déjeuner. Essayant probablement de me faire changer d'idée – de me faire rester dans la chambre pour l'heure du déjeuner – il se lève, un sourire aux lèvres, et part en direction de la salle de bain, avec la couverture qui tombe à mes pieds. Mmm, ce n'est pas juste ça. Mais je dois rester là à l'attendre, sans rien faire d'autre.

Lorsqu'il sort enfin de la salle de bain, habillé cette fois-ci – merci pour mon cerveau qui allait justement tomber en panne avec cette vue une deuxième fois – nous partons vers la cantine. Dans le couloir, il attrape ma main en souriant. Ces moments-là sont rares, et je suis très content de passer la semaine avec lui. Marchant main dans la main en se regardant de temps à autre amoureusement, nous avons quasiment l'air de deux adolescents qui découvrent l'amour pour la première fois.

Arrivés à la cantine, nous allons nous servir et, plateaux en main, nous nous dirigeons vers ma table habituelle. Tout en mangeant, je fais les présentations et mon patron, qui était déjà au courant de la présence d'Andreas ici, se propose pour lui faire visiter les lieux. Andy accepte, puis la discussion se poursuit tout au long du déjeuner.

* * *

Le reste de la journée s'est déroulé tranquillement; un après-midi de travail comme les autres. Je suis allé rejoindre Andreas après avoir fini de travailler, et nous sommes allés dîner. Il m'a raconté sa visite, puis nous sommes retournés dans mon mini-appartement.

Je viens d'appeler Evan pour avoir le numéro de Sophia. Après lui avoir raconté en bref pourquoi je l'appelais, il me l'a donné en me promettant de le pas en parler à sa copine. Après tout, c'est Mai qui voulait l'appeler en premier, et pas le contraire. Bon, maintenant c'est assez pour le boulot. Je prends ma veste, dis à Andy de faire pareil, et je l'entraîne dehors pour une promenade.

La nuit est tombée, et le ciel est magnifique. Le Centre est situé loin de la ville, et il n'y a donc pas de gratte-ciel pour nous couper la vue. Il y a beaucoup d'étoiles ce soir. Nous marchons sur un petit chemin de terre qui nous amène finalement à l'étang. Andreas repère un banc me tire par la main pour me faire signe de le suivre. Je ne sais pas exactement où on est, ni où on va – je n'ai habituellement pas le temps de venir ici – mais je suis Andy sans poser de question. Peu importe où on se retrouve, du moment que je suis avec lui.

Au lieu d'aller s'asseoir sur le banc comme je pensais, nous allons nous allonger dans l'herbe fraîche et légèrement humide. Nos visages sont côte à côte, mais nos pieds sont complètement à l'opposé les uns des autres. Nous restons là une bonne heure, à discuter tranquillement de tout et de rien, comme nous avions l'habitude de faire.

Puis sa tête se rapproche de la mienne, et une chose en entraînant une autre, je me retrouve sur lui à l'embrasser amoureusement durant plusieurs minutes. Si ce n'était que de moi, je resterais comme ça aussi longtemps que possible. Mais quelqu'un pourrait nous voir, et ça ne serait pas très professionnel de ma part. D'ailleurs, au même moment où je me décale lentement d'Andreas en laissant quelques baisers le long de sa mâchoire, quelqu'un se toussote pour nous signifier sa présence.

... : C'est devenu une habitude, Aidan, d'embrasser des gens à ton travail? —— Bonsoir, moi c'est Ryan.

Il tend la main à Andreas. Je vous jure, je l'attaquerais. Cet air narquois a le don de me faire enrager, surtout dans les circonstances. Je chuchote à l'oreille de mon amour « On s'en va » tout en me levant et en l'aidant à faire de même. Alors que nous arrivons à la hauteur de Ryan, il m'arrête pour me dire quelque chose.

Ryan : T'inquiètes, je n'en parlerai pas à ton copain.

Il me fait un clin d'½il. Et, chose que je n'aurais pas pensé pouvoir arriver ce soir : Andreas me pousse légèrement pour m'écarter et envoie son poing directement sur le nez de mon cher stagiaire qui se plie en deux de douleur.

Andreas : Je suis son copain. Et toi tu restes loin.
[NdA : Je la voyais bien en anglais cette phrase, va savoir pourquoi : Actually, I am his boyfriend.]
Ryan : Ahahah, son copain hein. Eh bien, je ne pensais pas que tu avais besoin de l'amener ici pour te prouver que tu ne me veux pas, Aidan.
Aidan : Va te faire foutre, Ryan. Va te faire foutre.
[NdA : Idem pour cette phrase: Fuck you, Ryan. Fuck you.]

Cette fois-ci, nous quittons pour de bon les lieux, un peu tendus, mais toujours main dans la main.

Andreas : Je vois le genre, maintenant. Excuse-moi.
Aidan : Tu n'as pas à t'excuser. Il est con certes, mais moi aussi je l'ai été. Enfin, peu importe maintenant. Je t'aime, c'est tout ce qui compte.
Andreas : Oui. Moi aussi je t'aime.

Nous nous arrêtons un instant pour s'embrasser, et nous pouvons entendre Ryan nous crier son dernier mot.

Ryan : Je t'aurai, Aidan.

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_______________ Mouhahaha (Ben quoi, vous ne voyez pas Ryan avec un rire diabolique qui suit son «Je _______________ t'aurai, Aidan»? XD). Sur ce, passons aux choses un peu plus sérieuses que mes délires _______________ avec mes personnages! Vous avez aimé ce chapitre? Moi j'ai préféré la fin ^^ Et comme _______________ vous avez pu le constater, j'étais plutôt inspirée par l'anglais. C'est peut-être parce qu'au _______________ moment où j'ai écrit ce chapitre, j'étais à fond dans des séries/films en version originale _______________ anglaise... oui, peut-être. Enfin bref, j'espère, comme toujours, que ça vous plait. Et pour _______________ celles qui ne l'auraient pas remarqué ou qui n'auraient pas lu le dernier article, ce blog est _______________ maintenant âgé d'un an! Merci à toutes. Bisous <3
_________________________© Arisa_*

Image: Aidan
© Alex Evans

# Posté le mercredi 04 mars 2009 20:33

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:50