À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 18

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[Chapitre 16]
... : Tu ne peux pas tout arrêter. Juste attendre. Et reporter à plus tard. Chaque chose en son temps, Bill. Mais ce n'est que le début.

[ Bill ]

Que... Quoi? Je pensais vraiment m'être débarrassé de cette voix. Et au moment même où j'étais soulagé de ne plus l'entendre, la voilà qui réapparaît. Avec une phrase qui m'angoisse encore plus : ce n'est que le début. Si c'est vrai – cette simple idée me fait paniquer – qu'est-ce qui va se passer ensuite? J'aime mieux ne pas y penser.

D'un autre côté par contre, plus vite ça commence, plus vite ça se termine. Ça peut sembler étrange de la part de quelqu'un qui se dit terrifié par cette chose, mais c'est vrai. Plus j'attends, plus je rallonge la durée de cette – je ne sais même pas de quoi je parle – chose. Alors je me dis qu'il vaut mieux débuter maintenant pour finir au plus vite.

J'ai donc deux possibilités. Attendre, repousser, rallonger. Ou foncer, commencer puis terminer. Peur prolongée. Ou peur brève. Qu'est-ce que je choisis? Qu'est-ce que je prends? Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas, c'est un éternel « j'y vais, je n'y vais plus » qui se répète dans ma tête.

... : Alors Bill, prêt?
Bill : Ça t'amuse peut-être? Je ne sais pas. Je n'en sais rien!

Je me suis toujours dit de foncer. De vivre à la seconde. Et maintenant?

Bill : Ok, ok. C'est bon, tu as gagné. Je suis...
... : Tu es?
Bill : Je suis pr...
... : Tu en es certain Bill?
Bill : Oui! Je suis prêt.

Silence. Est-ce que ça a réellement changé quelque chose? J'attends. J'attends qu'il se passe quelque chose, que ça commence. Même si je suis légèrement – très – paniqué, j'ai tout de même hâte d'en finir.

Ça fait une bonne dizaine de minutes que j'attends. Et rien ne s'est passé. Ça valait bien la peine de m'angoisser pour ça... Je vais aller manger, ça me changera les idées, d'autant plus que je commence à avoir faim et que c'est l'heure.

* * *

Je suis de retour à ma chambre, comme toujours à cette heure-ci. La routine commence à m'énerver. C'est toujours la même chose. Lever, petit-déjeuner, séance, déjeuner, temps-libre, dîner, temps-libre, dodo. Je commence à en avoir marre. Et ce « début » qui devait arriver mais qui ne s'est pas encore pointé... C'est étrange tout ça.

... : Maintenant pressé, Bill?
Bill : N-non, c'est juste que j'ai hâte d'en finir.
... : Il n'est pas question de terminer quoi que ce soit pour l'instant.
Bill : Alors quoi? Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui va se passer? Et pourquoi – vais-je enfin avoir des explications – ta voix sonne exactement comme celle de Tom? Pourquoi je ne te vois pas?
... : Ferme les yeux.
Bill : Quoi?
... : Ferme les yeux.

Je m'exécute, pas très convaincu, la tête pleine de question encore une fois non-répondues.

... : Bien. Garde-les fermés. Ne les ouvre que lorsque tu seras prêt.
Bill : Prêt à quoi?
... : Prêt à voir. Prêt à répondre à tes questions.

Confusion. Voilà ce que je ressens présentement. Ouvrir mes yeux répondrait à mes questions? Je suis loin d'en être sûr. Mais je vais tout de même tenter le coup. Reste juste à me décider, à prendre mon courage à deux mains et à ouvrir mes yeux.

Mes paupières s'ouvrent. Je ne vois rien. Il n'y a que ma porte et un mur devant moi. Encore un faux espoir, on dirait.

... : Retourne-toi maintenant.

Étrange. La voix semble encore plus près de moi que d'habitude. En fait, elle semble plus réelle. Comme si Tom était vraiment là. Et c'est la chose la plus troublante dans tout ça. Lentement, je bouge mes pieds et mon corps se retourne. Inconsciemment, j'ai refermé les yeux. Une fois parfaitement retourné vers mon lit et l'autre mur, j'attends. Encore cette même hésitation, cette même réticence à ouvrir les yeux. Peut-être la peur d'être encore une fois déçu.

Pour la deuxième fois, mes paupières s'ouvrent et je regarde droit devant moi.

Oh. Mon. Dieu. Non, non, non, c'est impossible. J'hallucine. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Non! Il n'est pas là. J'hallucine. Il n'est pas là. Je rêve. Ce n'est pas réel. Je suis dans mon lit, endormi. Et j'ai inventé tout ça. Ça ne peut pas être vrai! Si?

Bill : T-To... T... To-Tom? Tom! Tom?

Par nervosité, par délire, par choc ou par joie, ou alors par les quatre, des larmes commencent à dévaler mes joues. Qu'est-ce que c'est que ça? C'est impossible.

... : Ne pleure pas Bill. C'est moi. Je suis là.
Bill : C-co... Comment?
Tom : Ça n'a pas d'importance. Mais je suis là. Ne pleure pas.
Bill : Tom! Tom! C'est toi?
Tom: Oui, Bill. C'est moi.
Bill : Oh mon dieu. T-tu m'as tellement manqué. Tellement...
Tom : Je sais. Allez, viens-là.
Bill : Je... Je peux?
Tom : Oui, n'aie pas peur. Je suis là pour toi.

Je parcours la distance qui nous sépare en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, et je vais me réfugier dans ses bras. Je le serre contre moi avec toute la force qu'il me reste, profitant de cet instant si magique. Ses bras sont toujours aussi accueillants que dans mes souvenirs, son odeur n'a pas changée, sa peau est aussi douce. Il porte... Il porte les mêmes vêtements que ce jour-la.

Il y a tant de questions qui me viennent. Comment? Pourquoi avoir attendu si longtemps? Et tellement d'autres. Je suis si concentré dans mes réflexions que j'en oublie sa présence. Mais lorsque je sens ses doigts venir agripper mon menton, et sa bouche s'approcher de la mienne, j'en oublie tout. Où je suis, ce qui vient de se passer, tout. Il n'y a que lui et moi.

Ses lèvres sucrées m'avaient tant manqué. Je ne sais pas comment j'ai fait pour m'en passer tout ce temps. J'entre-ouvre ma bouche, et ma langue vient retracer le contour de sa lèvre inférieure, puis son piercing. Finalement, la sienne vient rejoindre la mienne et elles se retrouvent dans un long baiser, probablement le plus passionné qu'on ait jamais eu. Il y a tellement de sentiments qui passent par ce simple contact; la peur de se perdre à nouveau qui se dissipe, le soulagement de se retrouver, la joie d'être enfin face à face et, bien sûr, tout l'amour qu'on se porte.

Bill : T-Tom... Comment est-ce possible?
Tom : Ça n'a pas d'importance, Bill. Je suis là, avec toi, et c'est tout ce qui compte, non?
Bill : Oui. Tu m'as tellement manqué Tom, tu ne peux pas savoir comment. Je t'aime.
Tom : Moi aussi.

Il me serre dans ses bras tout en déposant quelques baisers dans mon cou, comme il avait l'habitude de faire. Je souris, et une larme se fraie un chemin le long de ma joue. Nous reculons lentement vers le lit, puis je m'y allonge, suivi de Tom qui, comme il faisait toujours, prends place sur moi.

Je lui enlève sa casquette, puis détache ses dreads. Je passe mes mains dedans, déviant quelques fois vers son visage. Nos lèvres reprennent ce qu'elles avaient arrêté avec autant d'ardeur qu'auparavant. Ses mains se promènent sur mon torse tandis que les miennes viennent appuyer sur sa nuque.

On frappe à la porte. Le temps que je réalise ce qui se passe, je ne vois plus Tom nulle part.

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_______________ Salut à toutes :) J'espère que vous allez bien en ce dimanche de fête des mères (au _______________ Québec ça l'est en tout cas) XD. Bref. Je voulais absolument terminer d'écrire le chapitre _______________ 20 avant de publier cette suite, et je suis désolée du temps que ça a pris! J'ai eu une _______________ petite panne d'inspiration, (mais vraiment petite parce que c'était seulement concernant _______________ le chapitre 20), et j'ai aussi manqué un peu de temps parce que j'ai rejoint une team de _______________ scantrad ^_^ S'il y en a parmi vous qui aimez les mangas et les romans yaoi, venez faire _______________ un tour sur le site de la team pour laquelle je corrige, traduit et édite : Yume no Wana _______________ (Ouais, pub subtile XD). Finalement, j'espère que ce chapitre vous a plu... avec Tom en _______________ plus =D On se revoit pour le chapitre 19, qui sera posté précisément le 19 mai. Et ça, _______________ c'est certain. Vous en saurez un peu plus sur le pourquoi de cette date le 19. (Et ce _______________ n'est pas voulu que ce soit «Chapitre 19 le 19», je viens juste de remarquer XD). Bisous!
_________________________© Arisa_*

Image: Bill & Tom
© ...

# Posté le jeudi 05 mars 2009 16:31

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:51

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 19

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Chapitre dédié à Andy, aka =^.^=Candy-PlemoBill___#
Déjà un an...


[ Aidan ]

Malgré les évènements de hier soir, je suis d'une bonne humeur exemplaire ce matin. Peut-être est-ce parce que pour une fois en je ne sais combien d'années, j'ai pu me réveiller, un mercredi, en compagnie d'Andreas. Ou tout simplement parce que je n'avais pas de séance ce matin et que nous avons pu faire la grasse-matinée en se câlinant. Oui, ça doit être ça. Je ne peux m'empêcher de lancer un grand sourire à Andy avant de l'embrasser pendant quelques minutes.

* * *

Nous venons de terminer de déjeuner, et je suis reparti vers mon bureau en laissant Andreas à la cafétéria – il avait envie de rester là, devant les grandes fenêtres qui donnent sur la cour, à relaxer en prenant son café. Programme intéressant que je n'ai jamais pris le temps de faire; c'est plutôt ironique puisque ça fait pas mal de temps que je passe au Centre, et qu'Andy en est à sa première visite. Mais je suis content qu'il ne s'ennuie pas trop le temps que j'aille travailler.

Au moment même où j'allais entrer dans mon bureau, j'entends mon patron m'appeler d'un peu plus loin dans le couloir. Il me fait signe de le suivre, ce que je fais sans hésiter puisque ma première séance ne commence que dans une heure. Arrivés devant sa table de travail, il me fait signe de m'asseoir dans l'une des chaises disposées devant.

Lorsque je l'entends prononcer le nom de mon stagiaire, je me fige. Serait-il au courant des évènements de hier? Est-ce pour ça qu'il m'a fait venir dans son bureau? Il doit vouloir me demander ce qui s'est passé, et pourquoi Andreas l'a frappé... Moi qui espérais ne plus repenser à cette soirée!

À mon grand soulagement, il ne fait que me demander comment il se débrouille, s'il a des problèmes à s'intégrer, la routine bref. J'avoue que je me voyais mal lui expliquer ce qui s'est passé hier soir – moi-même j'en suis encore étonné.

Après avoir discuté, je retourne à mon bureau – ou j'essaie, du moins. À mi-chemin, je me rends compte que j'ai oublié mes affaires chez mon patron. Je retourne les chercher, presque à la course et en m'excusant à M. Hoffman de le déranger dans son rendez-vous. Finalement, une dizaine de minutes plus tard, je suis en face de la porte de mon bureau. Je remarque que le porte document qui est accroché (et qui sert pratiquement de boîte aux lettres pour les papiers concernant le travail) contient une feuille pliée en deux. Je l'attrape et la déplie pour en lire son contenu.

Dr Strauss,
Vos séances de cet après-midi ont été annulées, vous êtes donc libre jusqu'à demain matin.
La direction du CAPB


Eh bien. On dirait que cette semaine ne sera pas trop stressante! Autant de temps libre en si peu de jours, je me demande bien ce qui se passe. Je ne m'en plaindrai pas par contre, c'est tellement rare. Je vais tout de même entrer dans mon bureau puisque j'avais quelques papiers à déposer ainsi que des choses à préparer.

J'entre la clé dans la serrure et, difficilement, je réussis à déverrouiller la porte. Étrange, on dirait qu'elle a été forcée. Lorsque je pousse ma porte, j'entrevois la pièce sombre, ce qui est inhabituel puisque je laisse toujours le rideau de ma grande fenêtre ouvert. En temps normal, la pièce serait baignée de la lumière vive de l'après-midi. Qu'est-ce qui se passe ici? Le concierge qui est passé?

Je ne passe pas trop de temps à réfléchir à tout cela et j'entre dans mon bureau. Lorsque je referme la porte et que je me retourne, je n'ai le temps que de voir quelqu'un d'attaché sur une chaise, puis de sentir quelque chose de dur s'abattre violemment contre ma tête. Je tombe par terre lourdement, puis perd conscience peu à peu.

* * *

Il fait noir. Ma tête me fait atrocement mal. Je voudrais bien regarder autour de moi, mais mes paupières semblent peser une tonne. Je n'arrive simplement pas à bouger. J'ai l'impression que le simple fait de respirer nécessite un effort surhumain. Tout à coup, j'entends un bruit. Une plainte, plutôt. Comme si quelqu'un venait de se réveiller. Peu à peu, le bruit incompréhensible se transforme en mots. Je peux presque entendre ce qui est dit.

... : Mmgh. Que... qu'est-ce que je f-fais ici? Pourquoi... Pourquoi je suis attaché?

Andreas! Que se passe-t-il? Au son de sa voix apeurée, mes yeux s'ouvrent immédiatement. Il me faut quelques secondes pour m'habituer à l'obscurité, et pour me rendre compte par la même occasion que je suis moi aussi attaché. Qu'est-ce qui se passe?!

On dirait qu'il n'y a que moi et Andy dans cette pièce... dans mon bureau. Je l'aperçois difficilement, attaché face à moi sur une chaise. Il ne semble pas plus savoir ce qu'il fait ici que moi. C'est très angoissant. Je commence à paniquer. J'essaie de l'appeler, mais je n'y arrive pas. Ma gorge est sèche et les battements de mon c½ur s'emballent. Je réussis difficilement à enfin sortir un son.

Aidan : A... An... Andy?
Andreas : A-Aidan?
Aidan : Oui... Je suis l-là.
Andreas : Qu... qu'est-ce qui se passe?

Avant que je n'aie eu le temps de répondre, j'entends la porte de mon bureau s'ouvrir puis se refermer. Quelqu'un est entré. Je ne peux pas le voir puisqu'il est derrière moi, mais j'ai un mauvais pressentiment. Quelque chose me dit que cette personne n'est pas là pour nous sauver; j'ai l'impression qu'il s'agit en fait de la personne qui nous a attachés ici.

...
: On dirait que mes deux amoureux préférés sont réveillés!

C'est définitif; je vais le battre. Si je n'étais pas attaché et que ma tête ne me donnait pas l'impression d'être sur le point d'exploser, ça ferait longtemps que je me serais élancé pour lui coller mon poing au visage. Et cette fois-là, pas de pitié. Je vous jure que je n'aurais aucun scrupule pour frapper son visage si détestable. C'est simple; je fulmine carrément sur ma chaise. Mes doigts sont serrés, ma respiration se fait saccadée. Je n'ai jamais été aussi furieux de toute ma vie.

Aidan : Ryan. Rosen. Je te jure que si tu ne nous détache pas dans la minute qui suit/
Ryan (le coupant) : Oui, Aidan... Qu'est-ce que tu vas me faire? Me menacer? Parce que, soyons honnête, tu ne peux pas faire grand chose à partir de ta chaise.

Je ne réponds pas, trop fâché pour ajouter quoi que ce soit, mais aussi bien conscient qu'il a raison; je ne peux rien faire pour l'instant. Et ça m'énerve encore plus.

Ryan : Alors Aidan, qu'est-ce que tu dis de ça? Tu ne peux plus m'échapper maintenant.
Andreas : Connard!

Andy m'enlève les mots de la bouche. Mais lorsque je vois Ryan qui s'approche de lui, j'aurais préféré l'avoir dit moi-même. Je ne veux pas qu'il s'approche de mon amour! Je ne vois pas trop ce qui se passe, et je ne sais pas si c'est une bonne chose...

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_______________ Hello :D Vous allez bien? Personnellement je suis dans ma période d'examens, et c'est pas _______________ ce qu'il y a de plus agréable... *change de sujet* Vous avez aimé ce chapitre? Moi j'aime _______________ beaucoup ce qui se passe dedans ^^; (Je me sens d'humeur sadique XD). ... Je ne vais _______________ pas m'éterniser ici même si j'aimerais bien prendre le temps de vous parler de tout et de _______________ rien; j'ai des devoirs qui m'attendent... (beuuuh u_u). Bisous =3
________________ Au fait, pendant que j'y pense, désolé si les insultes sont un peu étranges, je ne sais ________________ plus quoi mettre comme "insultes françaises" ... parce que si je vous mets quelque ________________ chose de purement Québécois, je suis certaine que vous allez vous dire "heeeiiiin ?" ________________ (Comme moi quand j'ai commencé à parler sur Internet à des Français XD). Bref, si vous ________________ avez des suggestions, je suis toujours partante n__n ]
_________________________© Arisa_*

Image: Aidan
© Alex Evans

# Posté le dimanche 05 avril 2009 21:16

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:52

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 2O

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Chapitre 18
On frappe à la porte. Le temps que je réalise ce qui se passe, je ne vois plus Tom nulle part.

[ Bill ]

Où... où est-il passé? Il n'y a même pas deux minutes, il était sur moi en train de m'embrasser, et maintenant je ne le vois plus. C'est encore plus étrange que son retour inattendu. Comment peut-on disparaître en si peu de temps?

Je n'ai pas le temps de me poser plus de questions; les coups à la porte me ramènent sur terre. Avec une longue hésitation, je décide de me lever et d'aller ouvrir... J'aurais du me douter qu'il s'agirait de Mai.

Mai : Salut Bill!
Bill : Sa... Salut Mai.
Mai : Ça va? Tu n'as pas l'air bien.
Bill : Ça va... En fait non. Je me sens bizarre.
Mai : Oh. Tu veux venir avec moi à l'étang? Ça te fera du bien de sortir.
Bill : Non... non merci. Je vais rester ici.
Mai : Ok, à plus tard.
Bill : ...Ouais.

Je suis presque soulagé de la voir partir; je n'ai pas envie de discuter avec elle pour le moment, je suis un peu trop perturbé par ce qui vient de se passer. Et puis, où est-il passé?! C'est déjà assez déstabilisant (mais tellement agréable) de le revoir, s'il faut en plus qu'il disparaisse... Je ne sais plus où donner de la tête.

Tom : Bill...
Bill : T-To-Tom?
Tom : Oui Bill, je suis là. Retourne-toi.

Je fais ce qu'il me dit, et je l'aperçois, toujours aussi magnifique. Il me tend ses bras et je vais m'y blottir sans hésitation. Peut-être ne l'avais-je simplement pas vu lorsque Mai est venue à la porte, qui sait?

Bill : C'est moi ou... tu as disparu tout à l'heure?
Tom : Non, ce n'est pas toi. En fait, il faut que personne ne me voie.
Bill : Ah. N'empêche que j'ai eu peur de te perdre encore une fois.
Tom : Ne t'inquiète pas Bill, je ne m'en irai plus.
Bill : Promis?
Tom : Promis.

Pour sceller notre accord, nous reprenons là où nous en étions : sa bouche contre la mienne, ma langue autour de la sienne, et nos bras entremêlés. Je me perds dans ses bras, juste comme j'avais l'habitude de le faire auparavant. C'est un bond dans le temps que j'ai l'impression faire, comme si ces deux années passées à l'attendre désespérément n'avaient pas existé.

Sans séparer nos lèvres, j'avance un peu, l'obligeant à reculer doucement. Ses jambes butent tout à coup contre la base de mon lit, et il bascule sur les draps. Je me mets à califourchon sur lui, pris d'une certaine assurance. Je suis en transe; mon corps agit avant même qu'une idée ne me traverse l'esprit, comme si tout cela était parfaitement naturel, aussi normal que ça l'était il y a deux ans.

Mes mains passent sous son large t-shirt, avides de ce corps dont elles ont été privées pendant si longtemps. Je l'embrasse passionnément, continuant de faire glisser mes doigts contre la peau douce de son torse. Après un moment, j'enlève mon chandail, puis il fait de même avec le sien. Il commence à faire chaud dans ma petite chambre...

Il me fait basculer pour se retrouver sur moi, puis il capture mes lèvres à nouveau. Oh Tom, si tu savais comment je me sens dépendant de toi à cet instant, si tu savais comment revivre cela me fait un bien inimaginable tout en me détruisant petit peu à petit peu... Parce que je sais, oui ça ne peut qu'être inévitable, que tu repartiras un jour.

Semblant comprendre ce à quoi je pense à l'instant même, Tom me murmure à l'oreille qu'il sera toujours là pour moi. Et il fait lentement descendre ses mains sur mon corps qui n'est que trop soumis à ses douces caresses qui me font frissonner de plaisir.

* * *

Mai ayant insisté pour m'amener à l'étang pour m'annoncer une grande nouvelle, je me retrouve donc assis sur un banc en bordure de l'eau, le soleil tapant de l'après-midi réchauffant mon corps qui n'avait pourtant pas besoin d'autant d'attention.

Ses mains sont partout à la fois sur moi. Je sens son souffle dans mon cou, ses doigts qui se dirigent vers mon bas-ventre, ses jambes qui se resserrent autour des miennes. Je soupire de bonheur.

J'essaie tant bien que mal de garder mon calme, mais Mai me fait attendre depuis quelques minutes, parlant de tout et de rien au lieu de m'annoncer sa grande nouvelle. Si ça continue, je vais mourir d'impatience.

Oh ça oui, s'il n'arrête pas de me faire languir en soufflant doucement sur mon sexe, l'air coquin, je ne pourrai plus tenir. Il me fait envie, là, comme ça, déterminé à bien me faire attendre, à me faire subir l'une de ses délicieuses tortures.

Après m'avoir raconté tout et n'importe quoi, Mai décide enfin de me faire part de sa nouvelle. Elle me dit d'abord que c'est en lien avec sa s½ur, et puis, voyant mon air impassible, elle me demande si je me souviens bien de ce qui se passait avec elle. Bien sûr Mai, bien sûr que je me souviens.

C'est exactement comme ça l'a toujours été tout en étant complètement différent. Je ressens toujours ce même plaisir, ces mêmes frissons, ce même amour qui semble se fortifier de jour en jour. Comme avant. Mais d'autres sentiments viennent maintenant s'y mêler, et quelque chose a changé.


Le Dr Strauss lui a donné le numéro de sa s½ur. Ou du moins, d'une Sophia Meyer qui semble bien pouvoir l'être. Elle me raconte qu'elle a l'intention de l'appeler ce soir, ou demain, je ne sais plus. Je l'écoute distraitement.

Plus elle parle, plus elle perd mon attention. Je repense à plein de choses. À Tom, pour commencer. À nous deux. À tout ce qui s'est passé entre nous. Un sentiment de réconfort s'empare de moi. J'en souris presque. Depuis qu'il est revenu, ce n'est plus aussi dur de repenser à lui. Avant, ça me brisait le c½ur de seulement me rappeler de son visage. Mais maintenant, je suis heureux de pouvoir repenser à toutes ces choses que nous avons vécues.

Flash Back

Seize ans.

« Je vais te trouver Bill... »

J'essaie de faire le moins de bruit possible, pelotonné dans ma cachette. Quelle idée, aussi, de jouer à cache-cache version « je te trouve, tu enlèves un morceau ».

« Bill... »

Il ne me reste plus que mon boxer, tandis que Tom a toujours son pantalon.

« Mon c½ur, je sais que tu es là... »

J'ai bien l'intention de rester caché.

« Tu vois, si je ne te trouve pas, je vais devoir m'occuper sans toi... »

Ne cède pas Bill... Ne cède pas. Il ne va pas t'avoir comme ça. (Mais je meurs d'envie de sortir de ma cachette, maintenant. C'est l'orgueil qui me maintient en place).

« Bon... Si c'est comme ça... J'imagine que je vais devoir régler mon problème de... de relief... sans toi. »

Intéressant. Même sans me voir, je lui fais de l'effet. (Et c'est tout aussi réciproque).

« Mmm Bill... ma... ma main va... te... remplacer... o-on dirait. »

Tant pis pour l'orgueil. Je sors de ma cachette, mon boxer qui se retrouve à mes chevilles rapidement. Mmm, Tom.

Fin Flash Back

Combien de fois a-t-il réussi à me faire craquer comme celle-là ? Plusieurs, certainement. On aimait tous les deux se défier, et plus souvent qu'autrement, on finissait par céder.

Mai me rappelle à l'ordre et je fais de nouveau semblant de l'écouter. Puis nous retournons finalement à l'intérieur pour le repas. J'attrape machinalement mon plateau, et je vais m'asseoir sans plus de cérémonie.

Les minutes durant lesquelles je mange me semblent toutes plus longues et pénibles les unes que les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis de plus en plus mal à l'aise ici – avec tout le monde. Je me sens plus que jamais observé. Et j'ignore pourquoi.

Mai : Hey, Bill... Ça va ?
Bill : Je... Oui, pourquoi ?
Mai : Tu n'as pas l'air dans ton assiette.
Bill : ...
Mai : Tu es fatigué ?
Bill : Peut-être... Je ne sais pas.
Mai : Tu veux retourner dans ta chambre pour te reposer après le repas ? J'appellerai ma s½ur toute seule, ça ne fait rien.
Bill: Tu... Tu es certaine ? Je sais que ça te rend nerveuse tout ça...
Mai : Oui, ça ira. Je dois le faire.
Bill : D'accord. Merci.

* * *

Je ne suis plus aussi sûr que c'était une bonne idée de retourner à ma chambre seul... J'ai l'impression que quelqu'un me suit. Pourtant, lorsque je me retourne, il n'y a personne. Je sais qu'il n'y a pas de quoi m'inquiéter, mais j'ai quand même hâte de pouvoir refermer ma porte et d'être enfin tranquille. Avec Tom.

Je sursaute en entendant un murmure provenant du couloir : « Monstre. Va rejoindre ton frère sous terre, les tapettes dans votre genre ne méritent que ça. »

Je me retourne, choqué par la méchanceté de ces paroles. C'est vraiment très étrange. Qui aurait bien pu être au courant de ce qui se passait – et de ce qui se passe toujours, d'ailleurs – avec Tom ? Et qui se permettrait de dire des choses aussi horribles ?

Un point au ventre, je poursuis parcours nerveusement les derniers mètres qui me séparaient de ma chambre.

« Disparait. »

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_______________ Hello ^^ Je vous avoue que je ne suis pas particulièrement fière de ce chapitre... Ce _______________ n'est pas mon meilleur disons. J'ai eu du mal à l'écrire, et ça paraît. Est-ce que ça vous _______________ plait quand même un peu ? ^^;; Oh et puis, je ne vous dis même pas à quel point j'ai eu _______________ du mal à écrire la phrase homophobe à la fin... C'est tellement à l'opposé de ce que je _______________ pense et tellement méchant, je me sentais mal vis-à-vis mes ami(e)s d'écrire ça. Je sais _______________ que ça a l'air con, mais j'ai eu du mal >.< Enfin bref, j'espère que ce chapitre ne vous a _______________ pas trop déçues et qu'il a quand même réussi à vous distraire un peu ^^ La suite devrait _______________ arriver plus rapidement que ce chapitre maintenant que je suis en vacances :D Je suis _______________ vraiment soulagée d'avoir terminé l'école... et les math surtout !! Bonnes vacances ou _______________ alors bonne chance pour celles qui ont encore des examens (: Bisous
_________________________© Arisa_*

Image: Bill & Tom
© ...

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 18:20

Modifié le dimanche 28 juin 2009 13:52

À NOUS DEUXPremière PartieChapitre 21

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Chapitre 19
Je ne veux pas qu'il
s'approche de mon amour!
Je ne vois pas trop ce qui
se passe, et je ne sais pas
si c'est une bonne chose...

[ Aidan ]

Ryan : Qu'est-ce que tu as dit ?
Andreas : Tu as très bien entendu. Connard.
Ryan : On se fâche ?
Andreas : ...
Ryan : Eh bien, tu veux que je te dise, peu importe combien tu es enragé en-dedans, ça ne changera rien. Tu es attaché, tout comme ton amour. Et moi, je fais ce que je veux.
Andreas : ...
Ryan : Alors, on ne dit plus rien ?
Andreas : ...
Ryan : Très bien. Dans ce cas-là, on va pouvoir commencer... Un peu de lumière, qu'en dites-vous les amoureux ?
Aidan : Qu'est-ce que tu vas faire ?
Ryan : Oh, ça, tu auras l'occasion de le savoir assez tôt.

Je le sens passer à côté de moi, puis une lampe s'ouvre, diffusant une faible lumière dans toute la pièce. Juste assez pour que je voie ce qui se passe...

Ryan revient derrière moi, et l'instant d'après, je il entrouvre ma bouche de force pour y insérer un bâillon. Je ne peux plus parler, seulement sortir des sons incohérents. Andreas, voyant bien ce qui l'attend, commence à crier à l'aide. Mais Ryan l'en empêche vite, et mon amour se retrouve dans la même position que moi.

Je n'aime pas le voir comme ça. Je me sens tellement mal... Tout ça est de ma faute. Il n'aurait pas du être mêlé à cette histoire. Et Ryan n'aurait pas du être ici.

Il s'approche de moi, le regard fiévreux. Arrivé à ma hauteur, il pose sa main sur mon épaule, puis il s'assoit sur moi. Si je n'avais pas été attaché et si j'avais pu parler, ça ferait longtemps qu'il n'y serait plus. Cependant, ce n'est pas le cas, et je dois endurer sa main qui commence à jouer dans mes cheveux, puis sa bouche qui vient se poser dans mon cou. Il me dégoûte.

Je croise le regard d'Andy, et il semble tout aussi désolé que moi. Une larme solitaire coule sur sa joue, et cette vue me fend le c½ur. Je ferme les yeux pour essayer d'oublier ce qui se passe. Mais les caresses de Ryan qui me brûlent la peau me ramènent vite à la réalité.

J'essaie de me dégager, je bouge mon cou dans tous les sens. Mais il me retient, et une fois sa langue de nouveau contre ma peau, il enfonce ses dents dedans. Je pousse un gémissement de douleur qui est étouffé par le bâillon. Je vois la tête de Ryan qui se relève, l'air satisfait, puis il se lève.

Ryan : Au départ, je te voulais toi et seulement toi. Mais cette semaine, lorsque je t'ai vu arriver avec ton... copain (il fait une mine dégoûtée), j'ai tout de suite ressenti le besoin de te faire souffrir autant que tu avais blessé mon égo, quelques temps avant.

Où veut-il en venir ? J'appréhende ce qui va suivre...

Ryan : Mais j'ai vite compris que la meilleure façon de te faire souffrir n'était pas exactement celle à laquelle j'avais pensé. Non, ce qu'il fallait, c'était t'enlever ce à quoi tu tenais le plus.

Andy ! Oh, non... ne me dites pas que...

Ryan : Apprécie bien le spectacle, Aidan.

Mon esprit est dépourvu de pensées à ce moment même. Je n'ai qu'une idée en tête : trouver le meilleur moyen de me détacher et d'aller aider Andreas. Seulement, plus j'essaie de me défaire des liens qui me collent à cette chaise, plus la corde se serre autour de ma peau. Ça fait horriblement mal. Mais pas autant que de voir Ryan s'approcher d'Andreas, le détacher méticuleusement de la chaise pour le rattacher séparément, pour pouvoir le... bouger, le diriger vers le canapé puis l'allonger – c'est terrible.

Mon c½ur essaie de se détacher et de se défaire de l'emprise de ce salaud, mais il est bien plus costaud qu'il en a l'air, ce qui fait qu'il en est au même point que moi : toujours attaché.

* * *
(Passage délicat, âmes sensibles s'abstenir)

Policier : Racontez-moi ce qui s'est passé ensuite. Je sais que c'est difficile, mais il faut que vous me le disiez.
Aidan : O... Ok.

Flash Back

Ryan défait les boutons de la chemise d'Andy pour ensuite la lui enlever. Je préfèrerais fermer les yeux et ne rien voir de tout ça. Seulement, je ne peux pas me résigner à laisser mon amour entre les mains de cette... ordure. Mes poignets doivent certainement saigner à force de les frotter contre la corde pour essayer de me détacher, et pourtant je n'ai pas pu bouger d'un centimètre.

Comment est-ce qu'il réussit à enlever le pantalon d'Andreas, le mettre sur le ventre contre le canapé puis le rattacher, je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c'est que des larmes de rage envahissent mes yeux tandis que je tire encore plus fort sur la corde.

10

Le compte à rebours a commencé, et si je n'agis pas très vite, je vais m'en vouloir toute ma vie.

9

Ryan embrasse le dos nu qui est devant lui.

8

Il descend lentement, passant sa langue sur la peau de mon amour.

7

Andreas grogne, gigote et essaie de se déprendre.

6

Les doigts de Ryan se posent sur ses épaules pour le faire arrêter de bouger, puis ils descendent le long des hanches d'Andy.

5

Son boxer se retrouve à ses chevilles bien vite – trop vite – et je le vois encore une fois se débattre.

4

Un bruit de ceinture qui se détache résonne dans la pièce.

3

Ses mains sur les hanches d'Andy, mes poignets qui brulent, la corde qui ne veut décidément pas céder.

2

Mes yeux qui se ferment, emplis de larmes. Un bruit de papier qui s'ouvre... Préservatif?

1

Andreas qui gémit de douleur.

0

Ryan, ce sale con, il ne mériterait même pas de vivre. Je lui en veux tellement de faire subir cela à mon amour... Il avait bien raison; la meilleure façon de me faire souffrir, c'est en passant par Andreas. Je me sens terriblement coupable de lui faire vivre ça, tout est de ma faute.

Je tire rageusement après la corde une nouvelle fois, plus désespérément qu'autre chose, en voyant Ryan faire quelques va-et-vient. Les larmes ont envahi mes yeux, et c'est avec surprise que je constate que mes poignets ont fini par passer entre la corde qui m'attachait. Je m'occupe de la corde qui tient mes jambes, puis de mon bâillon, et je suis enfin libre.

Sans perdre de temps, je me jette sur Ryan, le faisant tomber au sol. Je n'y pense même pas et mon poing vient cogner contre son visage. Je recommence, encore et encore. Jusqu'à ce que je ressente enfin la douleur. Alors là, et seulement là, je consens à laisser sa figure tranquille... mais je ne peux m'empêcher de lui lancer un coup de pied en me remettant debout. Ou peut-être deux, je ne sais plus. Les larmes m'empêchent de voir, et la rage qui m'emplit ne me permet pas de penser rationnellement.

En voyant Ryan se tordre de douleur par terre, j'en déduis qu'il ne bougera pas pendant un certain temps, et que je peux maintenant aller m'occuper de mon amour... Oh, comme je m'en veux. Mon c½ur se serre rien que d'y penser. J'espère qu'il ne va pas trop mal.

Je m'approche doucement d'Andy, et arrivé à sa hauteur, je le détache et lui enlève le bâillon qui l'empêchait de parler. Il a les yeux pleins d'eau, tout comme les miens. Je le prends dans mes bras, et les larmes dévalent maintenant mes joues. Nous nous serrons l'un comme l'autre comme si notre vie en dépendait, comme si rien d'autre n'avait d'importance... Ce qui, en fait, est totalement le cas.

Fin Flash Back

Policier : Merci pour votre déposition. Nous vous informerons des procédures lorsque nous aurons plus d'informations.
Aidan : ... d'accord... Est-ce que je peux voir Andreas maintenant?
Policier : Je vais aller vérifier si ma collègue a terminé.

Et il me laisse comme ça, dans le bureau de mon supérieur. Ça fait un moment déjà qu'Andreas est parti avec la policière... Je veux le voir. Je veux savoir s'il va mieux. Je veux le prendre dans mes bras. Je veux lui dire que je l'aime plus que tout. Que je m'en veux horriblement de ne pas avoir pris Ryan plus au sérieux.

Je veux le regarder droit dans les yeux, lui jurer que je serai là pour lui à partir de maintenant. Que le Centre, c'est fini pour moi. J'ai décidé de réévaluer mes priorités, et il s'adonne qu'Andy est en tête de liste, contrairement à mon travail. Nous avons assez souffert de mon absence. Il est temps que je pense à ce qui est réellement important pour moi. Non, pour nous plutôt.

J'ai bien conscience que c'est idiot qu'il ait fallu un événement aussi regrettable pour que je change de manière de réfléchir. Et je me sens encore plus mal lorsque j'y repense.

Ryan, auquel seul le prénom suffit désormais à me dégoutter, s'est fait embarquer par les policiers un peu plus tôt. Lorsqu'ils nous ont demandé si nous voulions témoigner contre lui, Andreas a fait comprendre qu'il désirait seulement ne plus jamais le revoir et ne plus avoir à repenser à cette histoire après ce soir. Ce qui veut dire que dès que je peux le revoir, je l'amène avec moi voir mon supérieur pour lui donner ma démission. Je ramasse mes choses, et nous quittons. Pour de bon.

* * *

Nous sommes dans la voiture, sur le chemin du retour. M. Hoffman n'a pas très bien pris ma décision de démissionner et de quitter les lieux sur le champ, mais il a quand même compris la situation. Quant à Andreas, il ne va pas trop mal, compte tenu des circonstances. Heureusement. Si ça n'avait pas été le cas, je m'en serais voulu à vie. Sinon plus.

Aidan : A... Andy ?
Andreas : Oui ?
Aidan : Je sais que je te l'ai déjà dit un million de fois... Mais je suis désolé. Vraiment. J'aurais du le prendre plus au sérieux, j'aurais du...
Andreas (le coupant) : Je t'aime.
Aidan (en même temps) : me méfier de lui, il n'est qu'un... Tu... tu ne m'en veux pas ?
Andreas : Aidan... comment est-ce que je pourrais t'en vouloir ? Ce n'est pas de ta faute ce qui est arrivé. Alors cesse d'y repenser. Je préfèrerais oublier tout ça. Et passer à autre chose.
Aidan : Bien sûr. Excuse-moi de ne pas arrêter d'en parler...
Andreas : Aidan ! Arrête de culpabiliser, tu veux ?
Aidan : Je... oui. Je t'aime Andy. Je t'aime tellement.

J'aimerais pouvoir l'embrasser, mais étant en train de conduire, ce n'est pas vraiment la chose à faire. Assez de drames pour aujourd'hui. Andreas, qui semble lire mes pensées, s'approche de moi et embrasse ma joue tout en me murmurant « moi aussi ».

Nous ne vivons peut-être pas des moments des plus joyeux depuis quelques heures. Nous ne sommes peut-être pas aussi solides que nous étions au départ. Mais ça n'a pas d'importance. Parce que maintenant, je suis avec Andreas, en route vers la maison. Et vous savez quoi ? Je compte bien y rester pour de bon.

- - - - - - - - - - - - - - - >8

Bonjour à toutes *essaie quand même de ne pas trop être joyeuse après ce chapitre triste... pauvre Andy é_è* Brefouille, comment avez-vous trouvé cette suite? J'ai eu un peu de mal à écrire la scène du viol, j'hésitais entre la mettre ou pas. Mais je pense le fait de la mettre amène un peu plus de réponses concernant ce qu'Aidan pense... Non?

Sinon, je ne sais pas si vous aviez remarqué, mais pour les titres des articles, j'ai modifié la présentation et j'ai ajouté « Première partie ». Vous allez sûrement vous demander pourquoi... En fait, c'est que j'ai eu une idée pour la suite de cette fiction, et elle consiste à séparer l'histoire en trois parties. Donc aujourd'hui, vous avez lu le dernier chapitre de la première partie.

Au prochain chapitre, ce sera un peu différent puisque nous entamerons la deuxième partie. Il s'agira d'un chapitre du côté de Bill -comme prévu- mais ce qui est différent, c'est que la deuxième partie portera entièrement sur la vie de Bill. (Donc plus d'Aidan jusqu'à la troisième partie qui sera, comme vous l'avez peut-être deviné, entièrement sur la vie d'Aidan.) Aussi, il se peut que je change le point de vue pour la deuxième partie... Mais je ne suis pas encore certaine. Ce sera soit un point de vue omniscient, soit un point de vue de Bill comme vous en avez l'habitude. Quoi qu'il en soit, ce sera identifié :)

Aux fans d'Aidan et d'Andreas : ne vous découragez pas; ils seront absents pour les prochains chapitres certes, mais c'est seulement pour revenir en force par la suite =D J'ai d'ailleurs très hâte d'écrire la troisième partie! Pour ce qui est de Bill... ça m'emballe moins je dois dire. Mais je crois que c'est seulement lié au fait que je suis lentement en train de délaisser Tokio Hotel * ... Minute, pas de panique! Ça ne signifie pas du tout que je vais délaisser la deuxième partie ou encore cette fiction! Je suis d'ailleurs certaine qu'une fois que je me serai plongée dans le vif du sujet, j'aurai autant de plaisir à écrire que j'en ai eu pour les derniers chapitres ^^

* Je n'en reviens pas... J'ai réussi à être tellement déconnectée du monde TH -moi qui avais l'habitude de savoir à peu près tout ce qui se passait- que j'ai complètement zappé les derniers évènements. Je ne savais presque rien sur le dernier album jusqu'à hier, ni sur un tas d'autre choses. Et je dois dire que je ne m'en porte que mieux.

Ouh là, c'est carrément un roman que je suis en train de vous écrire! Je pense que je vais m'arrêter ici sinon je vais en décourager plus d'une XD Dernière chose par contre : Désolé d'avoir mis autant de temps à poster. Je pensais que j'allais avoir plus de temps libre cet été, mais finalement je travaille. Et puis je fais pas mal de scantrad ces temps-ci -surtout correction et traduction- alors ça me prends du temps ça aussi. Cette semaine la boss de la team part en vacances, et c'est en quelque sorte moi la boss par intérim :D (Ce qui signifie aussi plus de boulot >.<) Enfin bref, Yume no Wana pour les intéressées =)

Bisous et bon été! (Quoiqu'ici ce n'est pas un été mais plutôt la saison des pluies U_U)

_________________________© Arisa_*

Image: David Williams alias Andreas *ç*
(Y'a que Pooniz' qui peut comprendre mon soudain intérêt
-visible sur ce blog, parce que côté intérêt ça remonte à un
moment déjà- pour ce cher Andreas / David XD)
Oh et sinon, la photo est juste... KYAAH *___*
© ...

# Posté le lundi 22 juin 2009 23:08

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:08

À NOUS DEUXDeuxième PartieChapitre 22

┌ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ┐•À NOUS DEUXDeuxième PartieChapitre 22•└ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ┘

[ Narrateur ]

Les semaines passèrent sans vraiment se faire sentir. Une routine s'était installée d'elle même, et plus le temps avançait, plus elle se gravait dans le quotidien de Bill. Il ne passait plus beaucoup de temps avec les autres et se contentait, à chaque jour, de passer le plus clair de son temps dans sa chambre.

Quelquefois, il voyait Mai. Mais depuis qu'elle avait réussi à entrer en contact avec sa s½ur, elle était souvent absente. Les deux jeunes femmes s'entendaient à merveille, presque comme avant. Elles parlaient même d'emménager ensemble. Bref, Bill était un peu mis à l'écart... ce qui n'était pas pour lui déplaire. Après tout, depuis le début il espérait pouvoir être enfin seul.

Quant à Tom, Bill le voyait encore, presque à tous les jours. Ils se réapprivoisaient doucement, conscients que la présence de l'autre était une chance. Une chance inestimable. Bill n'avait jamais été aussi joyeux. Lorsqu'il passait la journée avec Tom dans sa chambre, il était le plus heureux des hommes. Il souriait gaiment, lançant des regards complices à son jumeau et, à tout coup, attrapait la main de Tom.

Bill n'avait pas revu, depuis les cinq semaines qui étaient passées depuis le départ soudain de son psychologue, quelqu'un pour ses séances. Bien sûr, un membre du personnel était venu lui expliquer que le Dr Strauss était parti et que, pour un moment, il n'aurait plus de séances. Mais elles allaient recommencer, un jour ou l'autre.

* * *

Aujourd'hui était un jour spécial. La direction avait engagé un nouveau psychologue, et Bill était sur le point de le rencontrer. Ce nouveau venu était chargé de reprendre tous les dossiers d'Aidan, ainsi que de la réévaluation de tous ses patients. Suite aux rencontres que le psychologue aurait, il allait déterminer si certains d'entre eux pouvaient rentrer chez eux. C'était le cas de Mai, entre autres.

Après le petit-déjeuner, quelqu'un vint chercher Bill et l'amena à l'ancien bureau du Dr Strauss. L'androgyne était réticent face à cette rencontre, et il espérait qu'elle allait se terminer au plus vite. Lorsqu'on le fit entrer dans la pièce, il se dirigea tranquillement vers le canapé où il s'allongea, en attendant que le nouveau psychologue arrive.

Quand Julian Becker entra dans le bureau, lançant un joyeux « Bonjour ! », Bill se contenta de hocher la tête. Contrairement à ce qu'il aurait pensé, la source de son mutisme ne venait pas du fait qu'il ne voulait pas parler à cet inconnu. Non, c'était plutôt parce que Julian l'intimidait de par sa bonne humeur rayonnante. Avec ses cheveux blonds courts et ses yeux marron, il ressemblait à un ange.

« Bill Kaulitz, c'est ça ? lança-t-il, le sourire aux lèvres.
– Oui.
– Bien. Je suis le Dr Becker, mais tu peux m'appeler Julian si tu préfères. »

Bill ne bougea pas, mais on pouvait deviner un début de sourire à la commissure de ses lèvres. Peut-être qu'il n'était pas trop mal ce Julian, après tout. Bill se sentait en confiance avec lui, mais il n'aurait su dire pourquoi. Ce devait être cet air candide qui ne quittait pas le visage du Dr Becker.

« Alors, par quoi veux-tu qu'on commence ?
– Je... je ne sais pas, répondit Bill, timidement.
– Que dirais-tu du commencement ? »

Cette fois-ci, le sourire de Bill fut franc. Il aimait la façon dont le Dr Becker abordait les choses. Simplement, calmement et avec une touche d'humour, bien que cela était plutôt subtil.

« C'est... compliqué, avoua Bill.
– Essaie toujours, je suis sûr que je pourrai comprendre.
– Justement... peut-être pas...
– Eh bien... c'est comme tu veux, Bill. Mais je suis ici pour t'aider, pas pour te juger. Alors tu peux tout me dire.
– Bon... j'imagine que c'est la meilleure chose à faire dans ce cas, se résigna-t-il.
– ...
– Premièrement, je... je suis...
– ...
– Je suis gay. »

Bill soupira, un poids en moins sur ses épaules. Mais maintenant que c'était dit, il se demanda ce que Julian en penserait. Et il recommença à angoisser.

« Et...? demanda le Dr Becker.
– Quoi, et ?!
– Bien, je veux dire... c'est tout ? C'est pour ça que tu stressais ?
– Hum, oui. J'avais un peu peur de votre réaction.
– Il ne faut pas. Je te l'ai dit : je ne suis pas là pour te juger. Tu peux parler sans te préoccuper de ce que je vais en penser... d'accord ?
– D'accord. » répondit Bill.

Le reste de l'heure passa rapidement, avec Bill qui racontait sa vie et Julian qui l'écoutait avec attention. Jamais l'androgyne n'avait eu autant confiance en quelqu'un seulement à la première rencontre. Pourtant, c'était le cas avec le Dr Becker. Et Bill se faisait une joie de pouvoir tout lui raconter, des débuts de Tokio Hotel aux étreintes passionnées avec Tom (sans les détails pour ce dernier point, par contre !). Bill avait aussi remarqué que depuis qu'il avait revu Tom, il avait beaucoup plus de facilité à raconter son histoire. Peut-être parce qu'il savait que dorénavant, Tom serait avec lui.

D'ailleurs, parlons-en, du retour de Tom. C'était la seule chose que Bill n'avait pas abordée avec Julian. Il n'avait pas envie de le lui raconter. C'était un peu trop personnel, un peu trop récent. C'était son Tom. Et pour l'instant, pas question de le partager.

* * *

La séance se termina sur un fou rire de Bill et de Julian qui se racontaient tour à tour des anecdotes sur leur adolescence. Ils se dirent à demain, et Bill partit tout seul dans sa chambre. Dans le couloir, il entendit les mêmes voix, celles des gens qui lui crachaient des insultes à chaque fois qu'il rentrait seul. Cela durait depuis cinq semaines. Bill essayait de limiter ses sorties histoire de ne pas les confronter trop souvent, mais reste qu'il devait se promener dans l'établissement quelques fois.

Il pressa le pas et regagna sa chambre en les ignorant. « Ça va finir par passer. » s'était-il dit. « Tout ça va finir par s'arrêter. » Il ouvrit la porte de sa chambre, s'avança dans la pièce et referma la porte aussitôt. Il s'y adossa, reprit son souffle, les yeux fermés, puis les rouvrit pour s'avancer vers le lit où Tom l'attendait.

Oui, Bill. Tout ça s'arrêtera.

- - - - - - - - - - - - - - - >8

_________ Bonjour à toutes :) J'espère que vous n'êtes pas trop fâchées pour mon retard... Même si au boulot c'était un peu fou, que le début des cours l'est tout autant et que j'étais malade, ce n'est pas une raison pour vous abandonner deux mois >.< Mais bon, c'est fait, c'est fait, parlons du chapitre maintenant.
_________ Comment l'avez-vous trouvé ? Au départ, j'étais supposée garder le point de vue de Bill. Mais après un sérieux blocage, j'ai décidé de passer au narrateur omniscient. Et puisque j'ai plus de facilité à écrire au passé avec ce type de narrateur, la deuxième partie de cette fiction sera écrite au passé.
_________ Pour ce qui est de la troisième partie, je peux tout de suite vous dire que ça sera encore le point de vue d'Aidan parce que j'ai aussi commencé à l'écrire ^^ (Pendant mon blocage pour la partie de Bill, j'ai eu plein d'idées pour Aidan et Andy !).
_________ Sinon, nouveau personnage aujourd'hui : Julian. Qu'est-ce que vous en pensez ?
_________ Bisous à toutes celles qui me lisent toujours :3
_________________________© Arisa_*

Image: Julian
© child-stainless

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 20:14

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 21:44